24.04.2009

L'Essonne pour la justice sociale !

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 L’injustice est à son comble avec Monsieur Sarkozy. La crise est là, brutale, profonde. Financière d’abord, elle s’étend maintenant à toute l’économie. Et elle frappe en premier les plus fragiles.

 Le chômage explose : ce sont les jeunes, les intérimaires, les  salariés précaires qui trinquent en premier.

 Les destructions d’emplois et les fermetures d’entreprises se multiplient : ce sont les petites entreprises qui sont étranglées par l’absence de crédit bancaire, alors que des centaines de milliards d’Euros publics ont été injectés dans les banques pour les remettre à flot.

 La récession s’installe, les déficits publics sont abyssaux  (130 Milliards d’Euros !), l’endettement de la France est considérable (78% du Produit intérieur brut !) : Et tous les jours nous découvrons le scandale des « parachutes dorés », des stock-options, des « retraites chapeau », des niches et paradis fiscaux dont une très infime minorité de riches bénéficient.

 Et il aura fallu des mois pour que le pouvoir se décide enfin, sous la pression, à prendre des mesurettes partielles, provisoires, pour limiter les abus éhontés. 

Mais pendant ce temps, Monsieur Sarkozy maintient contre vents et marées et contre tout bon sens son fameux « paquet fiscal ». C’est celui qui permet, par exemple, à 834 contribuables parmi les plus riches de recevoir un chèque de l’Etat de 368000 Euros en 2008. Ce paquet fiscal coûte 15 Milliards au budget de l’Etat. Ils pourraient être utiles à autre chose que le maintien de privilèges indécents.

 Avec tous mes amis socialistes, je demande le retrait de cette mesure injuste socialement et inefficace économiquement. Joignez-vous à nous. 

Je préfère le « bouclier social » qui protège les citoyens dans la crise, leur pouvoir d’achat et leur emploi. C’est ce que nous faisons au Conseil général.

 

>>> télécharger le journal complet

11.03.2009

Nuit des IUFM : Comment Francis Chouat a tué le "canard" de la vente du site d'Etiolles !

MosaiqueIUFM_Logotee.jpgJe reproduis ici un article publié dans Boocan, Première Lettre Professionnelle d'Information Economique, Politique et Institutionnelle de l'Essonne : http://www.boocan.com

Hier soir, entre deux réunions, Francis Chouat, est venu participer pendant quelques minutes à "la nuit des IUFM".
Le vice président du Conseil général a profité de cette occasion pour dégommer publiquement un "canard lancé par des élus du cru" et selon lequel le département aurait l'intention de vendre le site de l'IUFM dont il est propriétaire.
"Le Conseil général ne considère pas que l'IUFM d'Etiolles doit être vendu et personne ne pourra utiliser la réflexion sur un projet avec l'Université d'Evry pour vous faire partir, nous nous prononçons pour le maintien de l'IUFM à Etiolles."
L'annonce faite hier soir par Francis Chouat a été accueillie par des applaudissements enthousiastes.
Soutenir et rassurer
L'élu a en effet profité de la soirée de lutte et de mobilisation des personnels, des usagers et des enseignants pour venir non seulement apporter le soutien de l'institution au mouvement de lutte contre la réforme de la formation des enseignants et des concours de recrutement, mais aussi rassurer.
Une réforme perverse
Rappelant qu'il avait reçu une délégation de l'IUFM pour "un échange approfondi sur cette réforme perverse de la formation des maîtres et de la remise en cause de la spécificité de cette formation", Francis Chouat a annoncé que le Conseil général lors de sa séance publique du 23 mars prochain, allait proposer aux élus d'examiner et de voter une motion de soutien à l'IUFM dans laquelle il sera également demandé "le retrait d'une réforme imposée."
Abattre un "canard"
Mais sa présence a aussi été l'occasion d'abattre un "canard" qui a la vie dure et selon lequel le Conseil Général aurait l'intention de vendre le site d'Etiolles dont il est propriétaire.
Un IUFM neuf?
Le bobard aurait pour origine la proposition faite il y a deux ans par le département au Recteur de l'Académie, "de travailler un projet pour implanter un IUFM neuf dans le cadre du développement de l'Université d'Evry."
Des élus du cru !
De ce projet une rumeur est née, propagée par "des élus du cru" a précisé Francis Chouat, et avec elle l'inquiétude.
Pas de solutions alternatives
Mais hier soir le vice président du Conseil général a été très ferme, "l'objectif était, et demeure, de développer l'IUFM en profitant de l'effet campus avec l'Université d'Evry. Mais autant le projet sur le campus est une bonne proposition, il faut que les choses soient claires il n'y a pas de solutions alternatives. Le courrier de Michel Berson qui vous sera transmis ce soir par Carlos da Silva est explicite sur ce point."

14.02.2009

"Le Conseil général de l’Essonne réclame d’urgence une véritable négociation sur la fiscalité"

compres.JPGDéclaration de Francis Chouat, Premier Vice-président du Conseil général de l’Essonne

"Le Conseil général de l’Essonne réclame d’urgence une véritable négociation sur la fiscalité"

L’annonce fracassante par le Président de la République de la suppression dès l’an prochain de la taxe professionnelle acquittée par les entreprises est une nouvelle manifestation du mépris dans lequel il tient les collectivités locales. Supprimer d’un trait de plume 40% de leurs recettes fiscales (176,5 M€ pour le Conseil général de l'Essonne) revient tout simplement à aller prendre dans la poche des collectivités ce que l’État en faillite n’est pas en mesure de financer pour la relance.

Ce véritable rapt, orchestré médiatiquement, se double, qui plus est, d’une lourde faute d’analyse économique.

Faire croire à l’opinion publique que la taxe professionnelle incite aux délocalisations et aux suppressions d’emplois est un mensonge d’État éhonté. Si ALTIS est menacée, ce n’est pas à cause des 55,3 M€ de TP qu’elle verse (dont 32,9 M€ à la Communauté d’agglomération de Corbeil Seine Essonne, soit 70% de ses recettes) mais à cause de la stratégie de ses actionnaires. Il en va de même pour FAURÉCIA comme, hier, des licenciements boursiers chez LU/DANONE à Ris-Orangis.

En vérité, ce que privilégient les entreprises pour leur implantation c’est avant tout la qualité de leur environnement, les capacités de transport des salariés et des biens, les infrastructures technologiques, les équipements des zones d’activité, la sécurité des sites, la formation des hommes. C'est-à-dire tout ce que l’investissement public réalisé à 73% par les collectivités locales finance pour le développement économique.

C’est ainsi que pour 176,5 M€ perçus des entreprises, le Conseil général de l'Essonne finance, en partenariat avec les communes, les intercommunalités et la Région, 300 M€ d’investissements dont l’essentiel sert à l’aménagement du territoire et aux infrastructures de voierie et de transports en commun. Ce n’était vraiment pas le moment de jeter un doute sur cette recette pour réaliser un coup médiatique !

Couper l’essentiel du lien entre l’activité économique et son territoire favoriserait les délocalisations bien plus qu’il ne les freinerait.

Quant au caractère injuste et économiquement inefficace de la TP comme de l’ensemble de la fiscalité locale, cela fait des années que les élus locaux le dénoncent et qu’ils réclament un véritable "Grenelle de la fiscalité" auquel le Président de la République reste sourd.

Tout laisse penser qu’il entend profiter de la crise pour céder définitivement à la vieille revendication du patronat d’être exonéré de toute charge territoriale et pour opérer un transfert massif, sans contrepartie, vers les ménages et vers l’État dont le déficit se creuse pourtant dangereusement. C’est si vrai que la Présidente du MEDEF s’est précipitée pour se féliciter de cette suppression et pour demander que rien ne vienne la remplacer.

La taxe professionnelle a déjà été allégée de la "part salaire", par le gouvernement de Lionel Jospin, qui pesait inutilement sur l’emploi. Récemment, son montant a été plafonné, amputant annuellement le Département de 15M€ de recettes. Demain, la disparition de la quasi-totalité de cette taxe va se traduire par une brutale et massive diminution des capacités d’intervention des collectivités et par une dépendance accrue vis-à-vis de l’État qui s’avère être un très mauvais payeur.

declaration de Francis Chouat.pdf

 

06.02.2009

ERRATUM

assemblee1.jpgJe me suis trompé de pièce jointe! Désolé.

Voici le texte de mon intervention. L'autre c'est le rapport lui-même. Aussi intéressant d'ailleurs...

interventionFCsurDOB.doc

15.12.2008

"Pas de produits toxiques ...

LogoBoocanBandeauHaut.jpgJe reproduis ici un article publié dans boocan.com, Première Lettre Professionnelle d'Information Economique, Politique et Institutionnelle de l'Essonne, sous la plume de Grazziela Riou

"Pas de produits toxiques dans les emprunt du conseil général" selon Francis Chouat

"Epinglé dans le Canard Enchaîné de la semaine dernière qui affirmait que le département avait du mal à trouver une banque pour obtenir un prêt, le vice président aux finances expliquait vendredi que non seulement le prêt avait été accordé, mais qui plus est à des conditions relativement favorables compte tenu du contexte financier. "Dans le contexte et dans le souci d'une transparence totale, nous nous sommes préoccupés de savoir s'il y avait des produits toxiques dans l'encours de la dette, et nous n'en avons aucun !".

Epinglé par la Canard ?
Suite à l'un article publié dans le Canard Enchaîné du 15 octobre dernier mettant en cause les finances des collectivités locales et notamment celles du Conseil général de l'Essonne qui, si l'on en croit l'hebdomadaire, ont ou vont avoir les plus grandes difficultés à trouver les ressources financières nécessaires pour boucler leur budget d'ici au 31 décembre, Francis Chouat, vice-président du Conseil Général en charge des finances a tenu à apporter quelques précisions.

Depuis "nous avons conclu..."
Notamment qu'au moment de l'appel du journaliste du Canard et de la publication de l'article, le département n'avait effectivement pas encore eu de réponse de la banque (ndlr : Dexia) concernant sa demande d'emprunt, "mais depuis nous avons conclu."

Dette restructurée en trois ans
La situation financière international a aussi conduit le grand argentier du département à saluer "le grand professionnalisme, la prudence et le bon sens des équipes financières du département. Notre dette se répartie à 49% dans des emprunts à taux fixes et à 51% dans des emprunts à taux variables mais encadrés. Nous avons veillé à n'avoir aucune surprise dans la strate de dette existante et nous l'avons restructuré en trois ans en la renégociant, au paravent elle se répartissait à 30% sur les taux fixes et 70% sur les taux variables."

Emprunt à souscrire
S'agissant du budget 2008, Francis Chouat a encore expliqué qu'il y a 10 jours le département avait été confronté "comme toutes les grosses collectivités" à la nécessité de souscrire un emprunt.

Première alerte
"Nous avons lancé une consultation pour un emprunt de 120M€ et pour la première fois, nous avons eu une alerte. les banquiers répondaient mais sur des sommes ridicules ou a des taux d'usuriers de 5,6% !
Il était hors de question de contracter ce type d'emprunt, mais il se trouve que l'on a un contrat avec Dexia avec qui nous avons conclu sur l'offre la plus avantageuse, à savoir trois emprunts de 40M€ chacun, certes à des taux moins intéressants que par le passé qui étaient de 2,5 à 2,7%, mais qui, compte tenu du contexte, restent à un niveau favorable à 3,89% !"

Une bonne note pour une bonne négo ?
Et de préciser que la note de AA++ attribuée aux finances départementales par l'agence de notation FischRating "même si on peut rigoler sur leur fiabilité" avait aussi compté et pesé dans la négociation avec Dexia.

Stabiliser le recours à l'emprunt en 2009
Donc l'emprunt "a bien été contracté" a insisté Francis Chouat, ajoutant toutefois que l'institution se trouvait dans "l'ardente obligation de stabiliser le recours à l'emprunt en 2009" au motif que "personne ne sait comment le système bancaire va se stabiliser."

13.08.2008

Salutations estivales

tourdefrance.jpgEntre deux années forcément chargées, je goûte au plaisir d'un été reposant. L'occasion pour moi de vous saluer en vous envoyant cette adresse amicale, sorte de carte postale bloguée. J'en profite pour illustrer ce message d'une photographie de l'étape du Tour de France à Etampes où, aux côtés des deux super-Bernard, je me suis vu rajeunir. Bonnes vacances à tous ceux qui ont la chance de partir.

Amitiés, Francis

16.04.2008

Mais que se passe-t-il donc au Conseil général ?

Un mois... Je me rends compte que cela fait déjà un mois que je n'ai pas alimenté mon blog. Je ne pense pas que cela a crée un manque majeur chez les lecteurs mais enfin, c'est vrai, ce n'est pas très correct de ma part. Désolé. J'ai des circonstances atténuantes. La dernière fois que je me suis exprimé, c'était juste au lendemain du deuxième tour des élections, pour expliquer ma position pour la quatrième élection de Michel Berson à la présidence du Conseil général.

 

Depuis, nous n'avons pas chômé! Il a fallu installer l'exécutif départemental, dans lequel me revient la charge de Premier vice-président et, en Essonne, c'est, comment dire..., toujours un peu "rock and roll"! De même, en mairie d'Evry, mes responsabilités de Premier adjoint au maire m'ont amené à beaucoup m'impliquer dans la mise en place de la nouvelle équipe, dans l'accueil des nouveaux élus et dans la relance de la machine municipale. Et puis, last but not least, l'élection du Président de la communauté d'agglomération d'Evry Centre Essonne a constitué un enjeu important. Les élections municipales ont facialement figé le rapport des forces gauche/droite. Fallait-il, pour autant, en conclure que la continuité devait l'emporter au risque d'empêcher l'indispensable rebond de ce territoire stratégique? J'ai toujours considéré que le rôle d'une agglomération de communes n'est pas de fonctionner en majorité/minorité mais de travailler à des convergences sur un projet. De même, lorsque la commune centre représente à elle seule la moitié de la population et joue un tel rôle d'organisation du territoire, il est impossible que son maire ne soit pas l'artisan majeur d'un projet. Le maire de Courcouronnes l'a bien compris. Celui de Ris Orangis également. Jean Hartz lui aussi, à sa manière bien sûr. Manuel Valls est donc Président, porteur d'une ambition partagée par l'immense majorité des élus locaux. Je m'en réjouis. Beaucoup de travail nous attend. J'y apporterai ma pierre, à la mesure des tâches qui me seront confiées pour faire grandir et vivre un vrai projet de territoire.

 

Et puis il m'a fallu préparer deux décisions très délicates prises le même jour: le vote des taux de la fiscalité pour donner au budget du Conseil général les moyens nécessaires et l'adoption du budget de la ville d'Evry qui comporte lui aussi une augmentation de la fiscalité communale après neuf exercices budgétaires à fiscalité constante. J'ai connu des dossiers plus paisibles à porter et à défendre!! Sur ces deux décisions, je vous renvoie aux publications du Conseil général et de la ville si vous souhaitez en savoir plus.

 

Tout cela pour vous dire que je n'ai pas eu le temps de me mettre tranquillement devant mon ordinateur pour vous livrer quelques réflexions. J'aurais pourtant le choix... L'actualité de la France n'est pas enthousiasmante. Celle du monde est de plus en plus préoccupante, de la Bolivie à la Chine en passant par les émeutes poignantes des "morts de faim". En Europe, la nouvelle victoire de Berlusconi en Italie, certes probable, ne rend pas les progressistes joyeux... J'espère qu'elle fera redescendre sur terre tous mes amis socialistes qui ne juraient plus que dans le modèle italien pour transposer à la gauche française le mode de désignation de son leader. Je m'attends à une pluie de critiques sur Walter Veltroni que tous les puristes de gauche vont accuser de dérive centriste. Il reste que, lesté par le bilan économique et politique de Prodi, il a au moins réussi à faire émerger une force centrale face à la droite qui constitue un socle indispensable. N'est ce pas d'ailleurs notre problème aussi...? Je reviendrai sur tout cela dans les semaines qui viennent. D'autant que la préparation du congrès des socialistes ne va pas tarder à s'ouvrir et que j'ai la ferme intention de m'y impliquer totalement, tant il me semble qu'il doit être un congrès exceptionnel, c'est à dire fondateur d'un nouveau cycle politique pour le PS et pour toute la gauche.

 

Pour conclure ce retour sur la "toile", je veux apporter un commentaire sur les articles de presse parus récemment sur le malaise qui règnerait dans la majorité de gauche du Conseil général. Non pas pour contester sur le fond l'article de Sandrine Binet paru dans "le Parisien" de Mardi 15 Avril mais plutôt pour lui donner un éclairage de "l'intérieur". Je trouve, moi aussi, que les énervements qui se font jour dans la majorité départementale ne sont pas à la hauteur de nos responsabilités. Que chaque élu, que chaque groupe politique tâche de défendre ses intérêts personnels et politiques n'est pas blâmable. Mais il faut savoir raison garder. Personne, aucune formation de gauche n'a été lésé depuis le 16 Mars. Au contraire. Il ne faudrait donc pas que la gauche dans son ensemble perde de vue l'essentiel de ce qui est sorti des urnes il y a un mois: la gauche s'est renforcée avec une mission à remplir, celle de tenir les engagements qu'elle a pris pour accélérer sa politique en faveur des essonniens.

 

Les petites tensions que nous venons de vivre vont s'apaiser mais j'en tire une conclusion. C'est plus que jamais sur le parti socialiste et sur ses élus que repose la responsabilité de faire vivre une culture politique et une ambition pour la gauche dans le département. La conduite du changement que j'ai appelé de mes voeux depuis plusieurs mois n'est pas chose aisée. Elle sera facilitée si les élus socialistes font preuve de cohérence, de détermination, d'unité et d'ouverture. Il revient au Président du Conseil général d'en être le chef de file mais tout dépend également de l'engagement de chacun d'entre nous. Pour ma part, j'y suis déterminé.

17.03.2008

Et maintenant : conduire ensemble le changement pour réussir à gauche au Conseil général

pr.jpgNous avons gagné ! Le Conseil général reste à gauche ; la majorité socialiste se renforce grâce à la brillante élection, largement méritée, de mon ami Carlos sur le candidat de Dassault et de notre camarade Fournier à Brunoy.

Je suis également très heureux pour Montgeron et son maire Gérald Hérault, pour Saintry, Longpont, Plessis Paté. Et la double victoire de Michel Pouzol et de Bernard Decaux montre que les socialistes et la gauche ont su dépasser les tensions pré-électorales.

Les socialistes ont encore une étape démocratique à franchir demain Mardi 18 Mars : désigner par un vote le Président du Conseil général.

Voilà plusieurs mois déjà, je m’étais exprimé pour souhaiter que cette échéance donne lieu à un vrai débat démocratique entre nous. Ma conviction, intacte, est que nous devons profiter de ce renouvellement de la moitié des Conseillers généraux pour impulser une nouvelle dynamique politique et un rebond de toute la gauche, tant il est vrai que les priorités politiques et sociales qui sont devant nous et les échéances que nous avons à préparer interdisent que nous nous inscrivions dans la simple continuité de notre excellente gestion du Département.

Le débat n’a pas pu s’engager collectivement. Je le regrette. Il n’aurait absolument pas nui à notre campagne, au contraire. J’ai pris l’initiative de mettre sur ce blog les idées qui sont les miennes sur nos priorités et sur les changements profonds que nous devons engager pour une rénovation en actes des pratiques et des équipes et pour revivifier notre majorité départementale.

Je n’ai rencontré que des échos positifs à ma contribution. J’ai fait part, comme d’autres camarades, de ma disponibilité pour conduire cette nouvelle donne.

Souhaitant (naïvement…?) un rassemblement et un consensus fort des socialistes, je me suis efforcé de travailler à l’émergence d’une solution unitaire. Et je continue de penser qu’il eût mieux valu y parvenir de manière déconnectée du prochain congrès de notre Parti pour pouvoir se concentrer sur nos priorités politiques départementales.

J’ai également toujours mis comme condition préalable que Michel Berson soit un artisan majeur de cette nouvelle construction. C’est, à mes yeux, essentiel pour construire un « nouvel ordre », pour mener à bien le changement et pour dépasser les vieux clivages qui brident l’essor de notre influence. Organiser le « passage » n’est pas, en politique, la tâche la moins noble.

Michel partage le fond de ma démarche. Il estime être en situation de lancer le changement nécessaire.

J’en prends acte et je souhaite y contribuer très activement.

Je souhaite le faire d’abord en ne créant aucune tension inutile et nuisible au travail qui nous attend qu’aurait engendré le dépôt d’une candidature supplémentaire au vote des adhérents (qui plus est organisé en quarante huit heures chrono…). Ils aspirent à tout autre chose qu’à un affrontement qui ne porterait pas sur le fond mais sur la méthode et sur le calendrier du changement. Les camarades qui me connaissent savent que si j’ai des convictions fortes et des manières d’être parfois trop rugueuses, je n’ai pas un ego démesuré.

Michel Berson place sa candidature à une nouvelle présidence de notre grande collectivité territoriale sous le signe de l’animation collective d’une nouvelle étape et d’un nouveau mode de vie entre les Conseillers généraux socialistes, les élus de gauche du département, les territoires essonniens et tous les militants socialistes pour un élargissement de notre influence, surtout dans la perspective des échéances cruciales de 2010 (régionales) et de 2011 (cantonales).

Il a mon soutien.

Je vous invite à lui – à nous – apporter massivement le vôtre Mardi 18 Mars.

Avec toute ma fraternité socialiste.

11.03.2008

Déjà mardi 11 mars...

Stress qui monte le samedi, attente anxieuse le dimanche et interrogations vaines pour interpréter les relevés de participation toutes les deux heures, fébrilité des résultats à partir de vingt heures, nuit très courte pour analyser les résultats et prendre les premières décisions, lancer le lundi le deuxième tour là où le suffrage universel le décide… et nous voilà déjà à mardi.
Il reste cinq petits jours pour convaincre encore et encore que les convictions que l’on porte doivent emporter l’adhésion populaire.
Dégagé de cette obligation dans ma bonne ville d’Evry grâce au résultat historique de la liste conduite par mon ami Manuel (70,2%) – qui a également eu le plaisir d’apprendre le résultat magnifique du PSOE et de ZAPATERO en Espagne - j’ai pu regarder d’un peu près les résultats municipaux et cantonaux en Essonne, avant de repartir en campagne pour aider mes amis confrontés à un deuxième tour.
Je partage assez le commentaire du « Monde » daté du 11 Mars : « avantage à la gauche », écrit-il.
En effet. Ris Orangis, Chilly-Mazarin, Evry, Ste Geneviève des Bois, Morsang sur Orge, Juvisy sur Orge, Viry-Chatillon, réélues dès le premier tour, ainsi que Maud Olivier réélue conseillère générale, c’est un très bon résultat. Et gagner Orsay, Wissous et Morangis, hormis la première ville qui faisait partie des espoirs, c’est encore mieux. Si l’on y ajoute une chance réelle de gagner Corbeil-Essonnes et son canton Est avec la gauche et les démocrates rassemblés au deuxième tour, on se dit que « Le Monde » est presque en dessous de la vérité.
D’autant plus que nous réalisons de beaux résultats dans toutes les villes et les cantons de gauche. Même à Brétigny où nous pouvions craindre les conséquences électorales d’une situation tendue, Bernard DECAUX et Michel POUZOL sont en situation de rassembler largement pour empêcher le retour de la droite.
Il y aura pour dimanche de très beaux combats : Massy avec Marie-Pierre et Jérôme qui sont « touche/touche » avec le maire de droite qui devait passer au premier tour pour être sûr de son fait et qui, du coup ne l’est plus du tout… Montgeron où la pugnacité, la présence et l’esprit de rassemblement de Gérald vont avoir raison des ambitions du « trader » de DUPONT-AIGNAN.
Et dans des villes et cantons où la droite est installée depuis des lustres, nos candidats peuvent créer de très belles nouvelles surprises : dans la canton de St Germain les Corbeil avec Romain, à Brunoy, Mennecy, La Ferté Alais, comme à Longjumeau.
La clé de tout sera la participation électorale et l’esprit de rassemblement. Je vais y contribuer à ma modeste place.
Evidemment dimanche aura aussi apporté son lot de déceptions pour des amis qui ont mené de magnifiques campagnes comme à Lisses ou Courcouronnes et Bondoufle. La démocratie n’est pas toujours tendre, ni juste mais sa force est d’être irremplaçable et l’on connaît les capacités de rebond des socialistes et des militants de la gauche. A Christian, Abdel, René et à toutes celles et ceux qui les ont accompagnés, je veux leur adresser mon amitié et la confiance dans de nouvelles conquêtes.

01.03.2008

Gagner pour conduire le changement

Cher-e camarade,9.jpg

Dans cette dernière ligne droite, tous les socialistes sont sur le pont pour gagner les élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars. Rien n'est encore fait, mais grâce à notre mobilisation nous pouvons espérer conquérir des municipalités importantes et renforcer notre majorité au Conseil général en gagnant des cantons. Pour la première fois depuis 2001, la tendance à l'érosion de notre influence peut s'inverser.

Nous disposons dans cette campagne de l'excellent bilan de nos élus locaux et départementaux, de projets municipaux et d'un programme départemental qui font clairement la différence avec la droite. Beaucoup d'équipes locales sont profondément renouvelées, plus représentatives de la richesse sociale et de la diversité de notre département. Et il faut se réjouir de l'émergence de nouvelles candidatures aux élections cantonales qui apporteront beaucoup à notre majorité départementale.

Nous pouvons gagner.
Il n'est donc pas trop tôt pour examiner ce que nous devrons faire de notre victoire de mars 2008 au Conseil général si le suffrage universel en décide ainsi. Bien sûr, nous tiendrons nos engagements ; nous appliquerons notre programme.
Mais, chacun le sent bien, nous avons besoin d'impulser une nouvelle dynamique politique pour un rebond de toute la gauche.
Nous dirigeons le Département depuis 10 ans maintenant. Nous avons toutes les raisons d'être fiers de ce que nous avons fait. Nous avons été utiles aux Essonniens.
Mais notre identité politique, notre apport à la mise en mouvement de toutes les forces de progrès en Essonne, ne peut pas se résumer à une simple continuité.
Après mars 2008, il ne s'agira pas seulement de continuer à bien gérer le Conseil général dans la solidarité, la justice et le progrès.
Il nous faudra être collectivement capables de proposer une nouvelle offre politique pour conduire le changement.
C'est en effet dès 208 que nous devons impulser une nouvelle dynamique pour affronter victorieusement deux échéances décisives : l'élection régionale de 2010 à laquelle la droite se prépare déjà très activement et le renouvellement de la majorité des cantons de gauche en 2011. Ces deux rendez-vous se situent, en outre, dans la dernière partie du quinquennat de Nicolas Sarkozy…
Comme c'est la règle démocratique dans notre parti, les socialistes essonniens devront se prononcer, dès le lendemain du deuxième tour des élections, pour la présidence du Conseil général. Celui ou celle que nous désignerons devra incarner la nouvelle étape qui est devant nous.
Faisons alors en sorte que le choix à faire relève d'une réflexion politique et pas d’abord de considérations personnelles ou tactiques.
Nous sommes confrontés à des défis qui placent le Conseil général devant des responsabilités nouvelles.
A gauche, la situation change considérablement. Elle fait reposer sur le Parti socialiste la responsabilité majeure d'un nouveau rassemblement et de la rénovation des idées et des pratiques politiques pour battre durablement la droite et pour ouvrir un nouvel avenir au socialisme moderne et démocratique.

Une nouvelle donne est nécessaire pour continuer le changement en Essonne.

Une nouvelle donne est nécessaire pour faire grandir le PS et refonder la gauche.

UNE NOUVELLE DONNE POUR LE CONSEIL GENERAL
L'Essonne solidaire est notre identité depuis 10 ans. Elle est malmenée.

Elle l'est :

* Par le pilonnage systématique de la droite, en particulier depuis 2004, qui se décharge de pans entiers de la solidarité nationale sans en payer le prix et en nous étranglant financièrement pendant qu'elle mène une politique nationale qui aggrave les inégalités et la précarité.

* Par le creusement des inégalités territoriales.

Dans un contexte financier de plus en plus tendu, où plus de 50% de notre budget sont consacrés à nos priorités sociales, nous aurons à faire de nouveaux choix pour répondre à une double ambition :

* Soutenir davantage encore, individuellement, les familles et les personnes en difficulté.

* Avancer vers plus de justice dans tous les territoires essonniens profondément marqués par la crise sociale et la relégation urbaine.

Nous devrons aller beaucoup plus loin dans la prise en charge de la souffrance sociale de milliers de familles et de personnes isolées, en relation étroite avec les collectivités locales qui sont en première ligne.

Nous devrons franchir une nouvelle étape dans la contribution du département pour relever le défi majeur du droit au logement et pour accélérer la requalification sociale et urbaine des territoires prioritaires de la politique de la ville. Nous devrons sans doute pour cela mettre sur pieds des outils nouveaux que les communes et leurs groupements ne peuvent pas créer seuls.

Nous devrons faire preuve de nouvelles innovations pour renforcer nos actions en faveur de la conquête de l'autonomie et de la dignité de la jeunesse, en particulier dans le domaine de la formation de l'emploi et du logement.

Nous devrons imaginer des mesures fortes pour favoriser l'intégration républicaine de dizaines de milliers d'Essonniens victimes de discriminations.

L'Essonne innovante est notre deuxième identité forte.

Que de défis nouveaux à relever là encore !

Nous avons élaboré notre projet Essonne 2020 qui définit une nouvelle approche pour nos territoires.

Nous devrons le traduire en actes dans le contexte d'une bataille politique d'ampleur sur le schéma directeur de la Région Ile-de-France et sur la métropolisation de Paris et de toute la Région.

Pour cela, nous devrons placer l'Essonne en position d'interlocuteur majeur vis-à-vis de l'Etat, de la Région et de Paris, non dans une posture défensive et limitée à la résistance mais pour gagner sur notre conception d'une réorganisation d'ensemble plus solidaire et plus efficace.

Nous devrons faire vivre une nouvelle organisation des territoires essonniens. Le débat relancé sur l'avenir des Départements doit être pris de manière offensive et dynamique. La légitimité du Conseil général de l'Essonne ne repose pas sur le maintien d'un découpage de cantons dont la pertinence se perd avec le temps. Elle ne se résume pas non plus à être chef de file de politiques sociales dont nous ne définissons pas le contenu.

Elle réside dans notre capacité à faire vivre l'apport et la spécificité de tous les territoires qui composent l'Essonne dans la double conception du développement durable et du leadership que nous devons assumer en Ile-de-France pour l'économie du savoir et de la connaissance.

Nous devrons donc agir pour la construction d'intercommunalités fortes et efficaces, offensives et non concurrentes.

Nous pourrions, pour cela, lancer l'organisation d'une conférence régulière des intercommunalités pour porter avec elles des projets structurants de développement en matière :

* De réarmement de notre structure économique
* D'emploi
* D'innovation technologique et scientifique
* D'équipements et d'infrastructures

Nous devrions adapter les outils d'aménagement dont nous disposons à cette fin.

Nous devrons porter, au plan national, un véritable projet de réforme de la fiscalité locale, faisable! , fondé sur la justice fiscale, l'efficacité économique et sur une péréquation beaucoup plus forte en Ile-de-France en faveur des communes et des intercommunalités où se concentrent les difficultés et où manquent cruellement les moyens financiers.

Voilà quelques pistes, non exhaustives, de la nouvelle donne pour notre Département. Elle exigera, au sein de la future majorité de gauche, un collectif socialiste très fort, très politique, cohérent, innovant, résolument tourné vers l'avenir.

Il reviendra au Président du Conseil général que les socialistes auront désigné avant le 20 mars 2008 d'animer ce collectif, en associant également de très près les maires, les parlementaires, les conseillers régionaux, les socialistes minoritaires dans les territoires à conquérir.

UNE NOUVELLE DONNE POUR LES SOCIALISTES EN ESSONNE

Les difficultés manifestes que le Parti socialiste traverse ne doivent pas faire perdre de vue, au contraire, que c'est sur lui et sur lui seul que repose dorénavant l'avenir de la gauche et le succès de sa refondation. Notre fédération n'y échappe évidemment pas…

Ce sera un des enjeux de notre prochain congrès.

Il se déroulera largement après le renouvellement électoral de Mars 2008.

C’est donc maintenant et pas dans un an qu’il faut saisir l’occasion de nous retrouver autour d’un seul enjeu : revivifier notre majorité départementale !

Faisons de nos succès électoraux une chance !

La chance d’un nouveau départ, tous ensemble.

La chance d’une rénovation en actes des équipes et des pratiques, qui ne fasse pas dépendre la vie de notre collectivité départementale du seul vote de motions nationales de congrès.

Un moment fort d’unité et d’intelligence collective qui dépasse ce qui nous a affaibli ces dernières années.

Le rétrécissement de notre implantation dans plusieurs secteurs stratégiques du département, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, ne peut plus durer. Même si c’est d’abord un enjeu pour la Fédération, les élus socialistes départementaux devront veiller, bien plus que par le passé, à l’émergence et à l’implantation des forces socialistes dans l’ensemble du département.

De même, beaucoup de choses sont à revoir dans notre fonctionnement : dans notre fédération, dans le groupe socialiste comme dans la manière de faire vivre l’exécutif départemental et la majorité.

La « cartellisation » de l’Essonne socialiste en zones d’influences qui se jalousent et qui s’épient, nous fait perdre beaucoup d’énergie. Elle peut même (heureusement rarement) aboutir à des situations ubuesques qui nous mettent en danger comme on vient encore de le voir dans la préparation des municipales et cantonales. Elle est responsable d’une désertification dans des secteurs majeurs du département. Elle n’est pas à la hauteur de notre responsabilité de première force politique de l’Essonne.

Si le règlement de cette situation est d’abord l’affaire du parti, la contribution des élus socialistes départementaux sera essentielle pour dépasser les blocages et pour favoriser la reconquête politique des territoires où nous nous sommes affaiblis.

Gagner pour changer, voilà ce qui doit guider notre choix et nous rassembler.

Fraternellement,

Francis CHOUAT

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