13.11.2009

Tribune : Les mensonges de la droite au sujet de la MDPHE

     J'aimerais ici me faire le relai de l'opinion exprimée par le groupe socialiste du Conseil Général de l'Essonne au sujet de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) en postant cette tribune, parue dans le journal de l'Esonne, et qui répond aux accusations mensongères de la droite au sujet du dispositif d'accueil des personnes handicapées dans notre département.

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    "Dans sa tribune le mois dernier, le groupe UMP accusait la majorité départementale de «délaisser» les handicapés en ne cherchant pas à résoudre les dysfonctionnements de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).

 

    Quel toupet : des elus UMP siegent a la commission executive de la MDPH et sont donc parfaitement au fait des resultats, certes progressifs, du plan de rattrapage des retards engages depuis le debut de l'année. Surtout, le mensonge devient enorme quand l'UMP denonce le pretendu envoi d'un journal d'information sur la MDPH à tous les foyers essonniens, dont le cout aurait permis de recruter du personnel a la MDPH. Il s'agit en verite d'une lettre fabriquee en interne pour un cout derisoire et envoyee aux elus essonniens, professionnels et association du secteur du handicap, soit environ 1500 exemplaires. Ainsi les elus UMP inventent donc de toute piece une histoire sans même verifier. Autant d'amateurisme et de malhonnetete intellectuelle sont regrettable de la part d'elus...

 

    En fait, par cette attaque mensongere, les elus UMP organise la désinformation pour masquer le désengagement de ce gouvernement sur la solidarité nationale. En 2006, lors de la création des Maisons Départementales des Personnes Handicapées, l'Etat s'était engagé à financer directement les personnels mis à disposition dans ces structures. Aujourd'hui, il n'en est rien et ce désengagement de l'État nuit gravement au respect des droits des personnes handicapées. En février 2009, l'Association des Départements de France avait demandé au ministère des affaires sociales le respect par l'Etat des conventions conclues. Nous attendons toujours que l'Etat respecte ses engagements initiaux. Ce sont 6 postes et 500 000 euros qui n'ont pas été versés en 2008 pour l'Essonne !"

 

    Malgré le désengagement de l'Etat, la majorité départementale fait de la question du handicap une des priorités de ses politiques publiques. En 10 ans, le Conseil général a créé plus de places d'accueil en établissement que pendant les 40 ans qui ont précédé. Aujourd'hui, pour 100 euros dépensés par le Département, 10 euros, sont consacrés à l'accompagnement et au soutien des personnes handicapées. En 2009, le budget consacre au handicap en Essonne est le double de ce qu'il etait 10 ans plus tôt en 1998, quand les elus de droite dirigeaient le departement. Et nous sommes concients que des efforts importants sont encore necessaires pour ameliorer la MDPHE. Nous nous y employons, en depit de ces attaques steriles ."

26.05.2009

ET L'ON POURRAIT ENCORE HESITER???

Pour ceux, encore beaucoup trop nombreux, qui à gauche, se demandent encore pourquoi il faudrait aller voter dimanche 7 Juin pour élire les représentants du peuple français au Parlement européen et pourquoi il vaudrait mieux voter socialiste, le nouveau coup de force orchestré par le porte parole de l'UMP, très proche de Nicolas Sarkozy, Dominique LEFEBVRE, avec l'accord du secrétaire général de l'UMP, devrait ôter toute hésitation.

Il vient de proposer un amendement à une loi qui vise tout simplement à pouvoir faire travailler les salariés pendant un congé de maladie, parental ou de maternité, via le télé-travail!

On connaissait déjà l'obsession présidentielle de généraliser le travail du dimanche. Voilà maintenant la culpabilisation du malade. Car, qui pourra résister à la sollicitation d'un employeur par les temps qui courent? Surtout qu'il bénéficiera, lui, d'exonérations de charges! Comme d'habitude...

Sur ses affiches électorales, l'UMP brandit le slogan de "l'Europe qui protège". Cela fait bien. C'est social, de gauche.

Mais à Bruxelles, Sarkozy a accepté que la durée du travail soit portée à 65 heures hebdomadaires. Et à Paris, tout est bon pour détricoter fil à fil le code du travail pour faire place nette à la dérégulation.

La droite ne protège pas; elle démolit!

Et que dit Bayrou, ce nouveau toréro béarnais? Rien.xavier%20bertrand-%20reformes-retraites.jpg

Imaginez qu'au soir du 7 Juin, elle puisse dire: "la gauche est émiettée, le PS est distancé, l'UMP est en tête". Quelle leçon Sarkozy en tirera? La réponse va de soi: il y aura plein d'amendements "Lefebvre" et on en prendra tous plein la g...

Alors aucune hésitation!

Tous aux urnes!

Le 7 Juin, un seul tour, un seul vote: le vote socialiste. C'est efficace

04.06.2008

On se dit tout ou on se la joue tactique ?

 

Sachons faire preuve de franchise et de sincérité dans la préparation et dans la tenue de notre congrès. C’est sur ce qu’il produira que les Français et les forces de progrès jugeront si nous avons vraiment changé. Si nous nous intéressons d’abord aux problèmes de la France et aux enjeux de la planète. Si nous avons quelque chose d’intelligent et d’utile à dire. Si nous sommes mieux à même que la droite de redonner à notre peuple la confiance nécessaire dans sa capacité à faire face aux défis immenses de ce siècle naissant.

Et trois années ne seront pas de trop, d’ici la fin de 2011, pour mettre en œuvre nos décisions et, ainsi, pour faire nos preuves !

Délices tactiques

Je ferai tout pour donner cette force au congrès de Reims. Honnêtement, nous avons encore du chemin à parcourir pour atteindre l’objectif. Je me refuse à juger les initiatives de tels ou tels de mes camarades socialistes. Je sais qu’ils ont la même conscience que moi que le parti socialiste est à un moment crucial pour lui-même, pour l’avenir de la gauche et pour le pays. Mais j’éprouve le même sentiment que beaucoup d’adhérents. Si je n’ignore rien des « délices » des tactiques de congrès, je sais également qu’ils peuvent ruiner une espérance de renouveau lorsqu’ils prennent le dessus. Je suis confiant mais le danger n’est pas écarté…J’étais déjà sceptique devant le pilonnage de certains qui, la main sur le cœur, exhortaient les socialistes à refuser « la guerre des présidentiables » pour…préserver les chances des leurs ! Depuis quelques jours, je découvre que les mêmes se mettent plus ou moins explicitement sur les rangs. C’était donc cela l’appel aux militants à ne pas se laisser voler leur congrès ? On a joué à faire peur aux militants sur le thème du « duel qui allait écraser le congrès » et on se retrouve aujourd’hui avec de quoi faire une partie de tarot à cinq présidentiables… L’ami Fabius raillait toutes ces candidature possibles en disant que ce n’était pas grave tant que tous les adhérents n’étaient pas candidats ; le voilà qui en promotionne une nouvelle pour chauffer la place pour lui-même… J’ai même appris qu’un camarade, que j’apprécie beaucoup, s’est engagé à ne pas être candidat à la présidentielle en 2012 (après avoir dit que ce n’était pas le sujet) s’il était premier secrétaire puisqu’il voulait être premier ministre ! Mais de qui d’ailleurs ?? A titre de plaisanterie, je suggère que dans nos statuts, nous indiquions dorénavant le profil ministériel théorique requis pour pouvoir postuler à une fonction de direction dans le parti…

Soyons sérieux

Plutôt qu’un congrès d’empêchement, un congrès de « ni-ni », bref un congrès négatif qui perpétuerait l’immobilisme, l’individualisme, la confusion politique dans lesquels nous sommes engoncés depuis des années, je veux apporter ma pierre à un effort collectif pour faire réussir un congrès qui choisit, qui décide, qui légitime une équipe de direction forte et cohérente et qui, au bout du chemin démocratique, permette aux adhérents de choisir naturellement, tranquillement, leur leader.

Nous allons bientôt adopter une nouvelle déclaration de principes. Grâce au travail de tous, elle constitue les nouvelles fondations de notre maison commune. Elle montre que la diversité des approches du socialisme démocratique n’empêche pas de travailler ensemble.

Mais ne faisons pas comme si l’essentiel était dorénavant réglé avant même l’ouverture du congrès, réduisant celui-ci à définir des règles pour maîtriser entre nous le processus présidentiel.

Notre congrès doit, au contraire se hisser à la hauteur des ambitions de notre déclaration de principes. Alors, débattons vraiment du fond. Et faisons-le sincèrement, sans avoir peur, sans chantage à je ne sais quelle orthodoxie. Delanoë a commis un livre dans lequel il exprime son point de vue sur le rapport qui existe entre le socialisme et le libéralisme. Moi qui suis de formation marxiste, j’ai bien sûr été d’abord surpris, d’autant que j’opère moi aussi depuis des années un « glissement sémantique » entre capitalisme et libéralisme. Au fond, dans le langage socialiste courant – surtout au moment d’un congrès (ça se gagne toujours à gauche bien sûr un congrès socialiste, surtout à Liévin en 1994 lorsqu’Henri Emmanuelli a appelé Delors à se présenter à la présidentielle !) – « libéral » c’est presque pire que capitaliste. Et pourtant, qu’est ce que ce pouvoir a de libéral ? Qu’est ce que la droite a produit d’avancées libérales dans la société depuis 1968 ? Qui veut éradiquer la culture de ce mouvement de libération qui ne s’est pas éteint depuis 40 ans ? Est-ce elle qui a aboli la peine de mort ? Qui a fait progresser le féminisme, les droits sociaux, la décentralisation ? Qui a fait progresser les droits de homosexuels ? La droite s’apprête-t-elle aujourd’hui à adopter le droit de vote des étrangers aux élections locales ?

Allons plus loin encore

En prenant l’initiative de ce débat – qui est un vrai débat de fond, même si tout le congrès ne doit pas se faire sur cette seule question – Delanoë a posé au fond la question du but du socialisme DE CE SIECLE face à l'offensive politique de la droite: c'est celui de la réconciliation entre le progrès collectif, la justice pour tous, l'égalité, la solidarité (autant de valeurs collectives) ET l'aspiration des individus, qui devient irrépressible,  à leur épanouissement propre, au respect, non seulement de leur libre arbitre, mais également de la reconnaissance de leurs capacités personnelles à créer, à innover, à choisir. C'est là dessus que, fondamentalement, Sarkozy a gagné en 2007 et que nous avons été battus.  C'est le sens de ses attaques réussies sur les 35 heures, l'école, les retraites, la santé, le travail. Il a réussi à nous faire passer pour des passéistes insensibles aux nouvelles aspirations populaires et à les détourner de leur sens. Il a prôné l’individualisme pour le mettre au service du pire des conservatismes. Il a gagné. Et il ne faudrait pas que l’on y réfléchisse ???

Si nous laissons le vers dans le fruit, c'est à dire si nous ne disputons pas à la droite ce que nous n'aurions jamais dû lui laisser: le libre épanouissement de chacun en société est la vraie conquête du socialisme, la soumission aux dogmes du capitalisme financier est la vraie nature des forces faussement libérales; si nous considérons que l'idéal socialiste est suffisamment ancré dans l'imaginaire populaire pour n'avoir aucun effort à faire pour en redéfinir le sens réel dans le réel d'aujourd'hui et si, de surcroit, certains pensent avant tout pouvoir  en faire un sujet polémique pour une tactique de congrès, nous ne regagnerons pas avant longtemps la confiance dans une alternative à la droite et au conservatisme moral, social et économique.

Pierre Moscovici propose d’ajouter aux 10 chantiers de François Hollande un onzième : la relance du travail intellectuel du parti socialiste. Comme je partage ce point de vue !

Mais alors, soyons, là encore, d’une totale franchise : notre mode de fonctionnement doit être profondément transformé si nous ne voulons pas perpétuer les graves insuffisances de travail collectif, d’innovation, d’ouverture à ce qui bouge dans la société et dans le monde, que nous regrettons tous. Elles nous ont fait perdre. Du temps et des élections. Ne continuons pas !

Transformer notre mode de fonctionnement

Il n’est plus possible que nos instances délibératives ne fonctionnent pas, pire, qu’elles soient court-circuitées par une multitude de conciliabules et de tractations qui échappent à tout entendement. Le travail intellectuel et culturel des socialistes doit être radicalement ré-évalué. Les organes de recherche et de travail scientifique doivent être réhabilités. Les instances de réflexion et de concertation avec le mouvement social doivent être relancées. L’investissement dans l’activité internationale du parti socialiste doit être considérablement renforcé. L’apport, l’expérience, le gisement que nos dizaines de milliers d’élu-e-s constituent pour mieux comprendre la société et pour mieux agir en socialistes à tous les niveaux de l’Etat doivent être sérieusement valorisés. L’organisation même du parti socialiste doit être adaptée à la montée du fait régional et, plus généralement de la décentralisation.

La tâche est immense. Elle est donc passionnante. Elle est en tout cas bien plus noble que celle qui limiterait le rôle de nos instances et du futur premier secrétaire à la seule mise en musique des ambitions personnelles pour dans quatre ans…

La dynamique ne se crée pas dans l’équilibre mais dans l’engagement. C’est la condition de la clarté dans les choix, du renouveau dans les actes et de la crédibilité dans les pratiques, dans l’opposition aujourd’hui et au pouvoir le plus tôt possible.

Le peuple de gauche s’impatiente. Lassé par nos hésitations et notre auto-centrisme, ils pourrait finir par se détourner. Certains, à l’extrême gauche et au centre n’attendent que cela.

23.09.2007

L'adversaire

6a00d83451e87669e200e54f3c88a88834-800wi.jpg Ca y est, Lionel Jospin est de retour dans les médias pour incarner un nouveau rôle : celui du méchant...

Je le dis avec netteté, le procès instruit subtilement contre l'ancien Premier Ministre (qui a le courage de livrer une analyse honnête et claire de la défaite) n'honore pas ceux qui s'y livrent. Le brandissement souvent grossier et à toutes les sauces de l'argument éculé de l'aigreur est choquant.

Lionel Jospin dit ce qu'il pense et ne réserve pas ses analyses qu'à la seule Ségolène Royal. Sa vision de l'état de la gauche et de ce qui devrait faire son avenir est éclairante pour peu que l'on prenne la peine de la lire sans a priori.

Je vous invite d'ailleurs à écouter son excellent entretien pour RTL, Le Monde et LCI en cliquant ici.