13.01.2010
ET SI ON CHANGEAIT EN 2010?
Avec un peu de retard, mais j'étais occupé à envoyer mes voeux par écrit, je souhaite à chacune et à chacun d'entre vous la meilleure année 2010 possible. Faite de bonheur d'abord. Pour vous, pour vos proches, pour tous ceux que vous aimez. De réussite dans vos projets personnels, professionnels, sociaux ou politiques. De progrès pour la France et pour l'Europe. D'humanité pour le Monde.
Rien ne viendra seul et c'est pourquoi je crois plus que jamais à l'engagement, personnel et collectif, public et privé.
Le hasard de mes lectures de la presse m'ont fait tomber sur deux articles édifiants dans le journal "les Echos" de Mardi 12 Janvier.
Le premier indiquait que partout dans le monde et d'abord aux USA, les banques ont réalisé en 2009 des profits fabuleux et distribué des bonus faramineux parce qu'elles ont accumulé des liquidités considérables lors de leur renflouement par les Etats en 2008, qu'elles les ont placées de nouveau sur des segments juteux et risqués (on ne perd jamais les bonnes habitudes sans contrainte!) alors que dans le même temps, les crédits alloués aux entreprises pour leurs investissements ont continué de reculer. C'est ainsi, par exemple que la Bank of America a pu distribuer 30 Milliards de dollars de bonus en 2009. Bref, aucune contrepartie n'ayant été exigé des banques lorsque la puissance publique est venue à leur secours, le capitalisme financier qui est une cause majeure de la crise qui fait trinquer durement l'emploi, continue ses trupitudes. Et ce n'est qu'acculée que Madame Lagarde envisage de taxer les bonus de quelques malheureux millions d'euros. Monsieur Trichet quant à lui, se contente de recommander la prudence aux banques commerciales.
Le deuxième article du même journal indique que selon un sondage TNS-Sofres, 67% des personnes interrogées affirment n'avoir confiance "ni dans la droite ni dans la gauche", 78% répondent non à la question: "est ce que les responsables politiques se préoccupent de ce que pensent les gens comme vous?", 73% marquent leur défiance vis à vis du gouvernement, soit un niveau nettement supérieur à ce qui est constaté dans d'autres pays européens (53% en Allemagne). Et le quotidien ajoute: " A ce jeu de massacre, échappent les organisations locales ainsi que les personnalités de proximité".
Je vois dans le rapprochement de ces deux infos, à la fois le défi qui est lancé à la gauche dans sa diversité - réaliser son unité dans la construction d'un projet réaliste, crédible et sincère - et l'enjeu des élections régionales qui auront lieu dans 9 petites semaines. Il revient à la gauche qui dirige la Région, le Département de l'Essonne et beaucoup de collectivités locales du département, non de s'étriper mais de convaincre qu'il y a plus que jamais besoin de collectivités qui veulent porter haut le service public, la proximité, la protection et la solidarité.
Jean Paul Huchon est un excellent Président de Région parce qu'il n'oppose pas le progrès social et l'écologie, parce qu'il a, chevillée au corps, la volonté de rassembler, parce qu'il respecte ses partenaires et ses opposants.
Pourquoi faudrait il en changer?
Mobilisons nous donc pour les 9 semaines qui viennent!
10:56 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.12.2009
Sarkozy ou le malaise français
J'ai décidé de ne pas participer au débat sur l'identité nationale organisé par la préfecture le 11 décembre 2009.
Ma décision était déjà prise avant la parution de l'article de Nicolas Sarkozy dans Le Monde.
Non par protestation contre le Gouvernement. Je reste ouvert aux débats, lorsque ceux-ci correspondent à ma vision de la démocratie.
Non plus par volonté d'esquiver la question de l'identité nationale. C'est une question fondamentale que chacun est en devoir de se poser, dans une France qui, comme le rappelait Fernand Braudel, « se nomme diversité ».
Pas essentiellement pour dénoncer la manœuvre électorale grossière que représente ce débat, dont le calendrier se calque sur celui des régionales, et qui agite dangereusement le spectre de l'identité nationale pour mieux ressouder l'électorat de droite.
Non, ce qui me dérange le plus, c'est la manière dont le débat est posé. C'est l'idée même selon laquelle il faut organiser un grand débat national sous la houlette d'un ministère unique et inique, celui de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale. Il ne s'agit manifestement pas ici de discuter de l'identité républicaine de la France, ni de ses fondements historiques et de son adaptation possible au monde actuel. Il ne s'agit pas non plus de s'interroger sur le « vivre ensemble » qu'Ernest Renan considérait comme fondement de la Nation.
Le débat, tel qu'il est organisé aujourd'hui - et la tribune publiée hier par le Président de la République le confirme - se concentre quasi exclusivement sur la question de l'immigration, dans une logique de séparation dangereuse : il y a les Français, qui ont leur identité nationale, et « ceux qui arrivent », à qui l'on pose comme devoir de respecter l'équilibre. Comme si notre identité se définissait toute entière dans notre rapport aux étrangers qui arrivent sur notre sol. Le Président de la République s'était déjà d'ailleurs tristement illustré dans son discours d'octobre à Poligny (Jura), où, reprenant une expression aux accents pétainistes, il avait déclaré « la France a un lien fort avec la terre ». Depuis la création de ce ministère, je m'indigne du lien qui a été établi entre immigration et identité nationale, qui conduit à de dangereux amalgames et grave dans le marbre une triste réalité.
Car ce qui fait l'identité de la France, ce n'est pas l'appartenance religieuse, ni ethnique. Notre pays est celui de la laïcité, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Notre identité c'est la République, c'est une conception des services publics et de la solidarité, c'est une histoire partagée et un universalisme affiché. Or Nicolas Sarkozy continue de revenir sans cesse sur la trace imprimée dans notre pays par « la civilisation chrétienne », faisant au passage une croix sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pourtant essentielle à notre identité. Comme l'a très bien noté Bernard Cazeneuve, Maire de Cherbourg et Député de la Manche, « En accusant la laïcité de couper la France de ses racines chrétiennes, il (Nicolas Sarkozy) réintroduit la religion au cœur du discours politique et va jusqu'à consacrer la supériorité du prédicateur qui évangélise sur celle de l'instituteur qui éduque ».
Plus encore, notre Président pointe constamment du doigt les musulmans, dans une stigmatisation insupportable, comme s'ils représentaient une menace pour l'identité nationale, allant même jusqu'à leur demander de se faire « discrets.. ». Pourquoi réserver à l'Islam une telle inégalité de traitement ? Où est donc passée la laïcité, garantie fondamentale de l'égalité entre les citoyens, condition de l'indivisibilité et de l'unité du peuple français, par delà les croyances ?
Alors cessons les manœuvres politiciennes, la stigmatisation un peu trop simple d'immigrés et de religions représentant une soi-disant menace pour notre identité, et concentrons nous sur le vrai débat, celui du sens que l'on donne aujourd'hui aux mots Liberté, Egalité, Fraternité, Citoyenneté.
17:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : identité nationale, débat, laïcité
08.12.2009
49ème Congrès de la CGT
Lundi 7 décembre j'ai eu le plaisir d'assister à l'ouverture du 49ème Congrès national de la CGT à Nantes et à la présentation du débat d'orientation présenté par Bernard THIBAUT. Je représentais la direction nationale du Parti Socialiste avec François LAMY et Alain VIDALIES.
Congrès studieux (ça change...), attentif et lucide sur les défis du syndicalisme d'aujourd'hui.
La volonté de la CGT de réformer en profondeur son organisation pour être plus ouverte, plus accueillante, plus en prise avec les mutations économiques et du monde salarié sera au coeur des débats qui se conclueront vendredi.
J'ai également été heureux de pouvoir saluer la délégation de l'Essonne conduite par Marc ROUMEJON.
Succès du Téléthon malgré les bâtons dans les roues
Malgré les difficultés pécuniaires des français et la polémique suscitée par les déclarations de Pierre Bergé, la 23e édition du Téléthon a constitué un succès, et mobilisé les Essonniens pendant près de 36 heures ce week end. Pour preuve, l'association a annoncé, tard dans la nuit de samedi à dimanche, que ce 23e rendez-vous avait récolté plus de 90,1 millions d'euros de promesses de dons dans toute la France.
Mais au-delà des dons, cette manifestation était surtout un moyen de rappeler que la mobilisation contre les maladies génétiques continue, et les nombreuses manifestations culturelles, sportives, scientifiques organisées dans le week-end ont montré des citoyens solidaires et déterminés, dans une ambiance bon enfant.
J'ai pu le constater, tout au long de la journée de samedi, en apportant mon soutien et ma participation à plusieurs manifestations, à Evry, Lisses et Bondoufle. J'ai surtout pu vérifier la validité du slogan « tous plus forts que tout ».
Contrairement aux allégations proférées sur l'utilisation des dons, les sommes collectées font non seulement avancer la recherche mais également la thérapie contre les maladies orphelines.
Evry est fière d'héberger la science de l'avenir.
14:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evry, lisses, bondoufle, téléthon, génopôle
13.11.2009
Tribune : Les mensonges de la droite au sujet de la MDPHE
J'aimerais ici me faire le relai de l'opinion exprimée par le groupe socialiste du Conseil Général de l'Essonne au sujet de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) en postant cette tribune, parue dans le journal de l'Esonne, et qui répond aux accusations mensongères de la droite au sujet du dispositif d'accueil des personnes handicapées dans notre département.
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"Dans sa tribune le mois dernier, le groupe UMP accusait la majorité départementale de «délaisser» les handicapés en ne cherchant pas à résoudre les dysfonctionnements de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
Quel toupet : des elus UMP siegent a la commission executive de la MDPH et sont donc parfaitement au fait des resultats, certes progressifs, du plan de rattrapage des retards engages depuis le debut de l'année. Surtout, le mensonge devient enorme quand l'UMP denonce le pretendu envoi d'un journal d'information sur la MDPH à tous les foyers essonniens, dont le cout aurait permis de recruter du personnel a la MDPH. Il s'agit en verite d'une lettre fabriquee en interne pour un cout derisoire et envoyee aux elus essonniens, professionnels et association du secteur du handicap, soit environ 1500 exemplaires. Ainsi les elus UMP inventent donc de toute piece une histoire sans même verifier. Autant d'amateurisme et de malhonnetete intellectuelle sont regrettable de la part d'elus...
En fait, par cette attaque mensongere, les elus UMP organise la désinformation pour masquer le désengagement de ce gouvernement sur la solidarité nationale. En 2006, lors de la création des Maisons Départementales des Personnes Handicapées, l'Etat s'était engagé à financer directement les personnels mis à disposition dans ces structures. Aujourd'hui, il n'en est rien et ce désengagement de l'État nuit gravement au respect des droits des personnes handicapées. En février 2009, l'Association des Départements de France avait demandé au ministère des affaires sociales le respect par l'Etat des conventions conclues. Nous attendons toujours que l'Etat respecte ses engagements initiaux. Ce sont 6 postes et 500 000 euros qui n'ont pas été versés en 2008 pour l'Essonne !"
Malgré le désengagement de l'Etat, la majorité départementale fait de la question du handicap une des priorités de ses politiques publiques. En 10 ans, le Conseil général a créé plus de places d'accueil en établissement que pendant les 40 ans qui ont précédé. Aujourd'hui, pour 100 euros dépensés par le Département, 10 euros, sont consacrés à l'accompagnement et au soutien des personnes handicapées. En 2009, le budget consacre au handicap en Essonne est le double de ce qu'il etait 10 ans plus tôt en 1998, quand les elus de droite dirigeaient le departement. Et nous sommes concients que des efforts importants sont encore necessaires pour ameliorer la MDPHE. Nous nous y employons, en depit de ces attaques steriles ."
17:29 Publié dans coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.11.2009
Aux côtés des entreprises essonniennes
Je me suis rendu à Lisses, jeudi 29 octobre, au siège de l’entreprise Amplitude Technologie, membre du réseau de PME OpticsValley, pour y rencontrer le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’espace rural, Michel Mercier.
L’objectif de cette visite était de lancer un appel à projet national à l’initiative du ministère, qui vise à encourager le développement de « grappes d’entreprises », à savoir le regroupement de PME fortement territorialisées au sein de réseaux, afin de leur permettre de travailler avec les grands groupes présents dans les pôles de compétitivité.
Les travaux d’OpticsValley, association essonnienne regroupant les entreprises du secteur de l’optique, ont été récompensés, puisqu’elle est devenue, jeudi dernier, la première grappe d’entreprise en France, et le ministère de l’aménagement du territoire l’a prise en exemple dans sa campagne en faveur du dispositif. Elle devrait donc être la première d’une longue série à bénéficier d’une partie des 20 millions d’euros que le ministère a décidé d’engager sur deux ans afin de promouvoir les synergies entre entreprises innovantes.
Cette visite fut l’occasion pour moi, ainsi que pour Thierry Mandon et David Ros, élus du Conseil Général de l’Essonne, de souligner le dynamisme exceptionnel des entreprises technologiques de notre département, et de saluer le travail accompli par l’association OpticsValley, qui permet à de petites entreprises de se développer et de grossir afin de devenir de véritables entreprises de taille moyenne.
Car je suis convaincu que l’Essonne doit confirmer son rôle de pôle d’excellence en matière de recherche et développement. Pour cela, il faut favoriser la densification du tissu économique local en continuant à accueillir et à aider les petites entreprises, qui créent des emplois, et contribuent à faire de notre département un territoire recherché pour ses compétences.
17:02 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grappes d'entreprise, pme, essonne, lisses, opticsvalley, michel mercier
23.10.2009
La Clé de la réussite
Depuis le début de la semaine, je vais à la rencontre des classes de 6ème de mon canton (Paul Eluard et Galilée à Evry, Rosa Luxemburg à Lisses, Charles Péguy a Bondoufle) pour leur distribuer les clés USB que le Conseil Général met à leur disposition pour les accompagner tout au long de leur scolarité.
Ce dispositif fait partie du plan d’action pour le collège numérique, qui était l’un des engagements prioritaires de notre programme électoral. Ces clés USB, d’une capacité de 2Go, seront distribuées chaque année à tous les élèves de 6ème du département. Elles contiennent la suite bureautique Open Office, pour leur permettre de se familiariser avec les outils de traitement de texte, mais aussi un grand nombre de ressources documentaires, comme par exemple un ensemble d’informations sur le département, les institutions nationales et européennes, ou encore sur la région Ile-de-France. Mais ce n’est pas tout : cet outil leur permettra également de stocker des documents – leurs devoirs ou des fichiers de présentation – et contient aussi un espace détente, avec des jeux et une radio en ligne.
C’est donc un véritable bureau numérique que nous mettons à leur disposition, afin d’améliorer leurs conditions d’étude, et de réduire la fracture numérique qui continue malgré tout à diviser nos élèves. Les équipes enseignantes ont déjà reçu une plaquette de présentation, et feront, j’en suis sûr, tout pour tirer parti de cet outil. Ils pourront ainsi l’utiliser comme support pédagogique en cours, mais aussi comme relais entre la salle de classe et la maison.
Ces visites ont été pour moi l’occasion d’aller à la rencontre des nouveaux collégiens et de leurs professeurs, de leur prodiguer quelques conseils sur l’utilisation de la clé USB, mais surtout de constater qu’un nombre croissant d’entre eux dispose désormais d’un ordinateur à la maison.
Plus encore, cela m’a permis de faire le point sur l’état d’avancement de l’équipement des collèges en matériel informatique, et notamment en tableaux numériques, qui permettent désormais aux professeurs une présentation dynamique et pédagogique de leurs leçons.
Nous devons poursuivre dans la voie qui est la nôtre depuis toujours : il faut continuer à investir massivement dans l’éducation, et encore plus particulièrement dans les quartier ou la réussite à l’école ne va pas forcément de soi. L’initiative « collèges numériques » va dans ce sens, en offrant des outils modernes, performants et ludiques à des jeunes pour qui l’école doit désormais rimer avec plaisir d’apprendre.
29.09.2009
GRAND PARI(S), Un défi pour la gauche
Dans la matinée de lundi 28 septembre, le Conseil Général a auditionné, en séance publique, le Secrétaire d’Etat chargé du Grand Paris Christian Blanc.
A l’heure ou le gouvernement prépare, dans un flou peu artistique, un paquet de réformes visant directement les collectivités locales (refonte de la fiscalité locale, réforme territoriale, Grand Paris), cette visite a été l’occasion pour les élus du Département d’interroger M. Blanc sur les contours de l’avant projet de loi sur le Grand Paris, et de lui faire part de leurs inquiétudes.
Et elles sont nombreuses.
Lorsque le Président de la République a exprimé le souhait de voir s’ouvrir un chantier d’ampleur visant à créer un Grand Paris, structuré autour d’une nouvelle rocade de métro automatique reliant les différentes couronnes, les collectivités se sont réjouies, voyant là l’aboutissement de plusieurs années de réflexion, d’espoir, d’échanges. Le Grand Paris devait être une opportunité formidable pour nos territoires, garantissant à tous les Franciliens une circulation plus fluide et intégrée, une plus grande solidarité, un développement urbain plus harmonieux bref, une meilleure qualité de vie et de service public. Pendant deux ans, les collectivités se sont faites force de proposition, au niveau départemental, mais aussi régional, et même communal.
Force est de constater, au vu de l’avant projet de loi qui a été présenté, qu’il reste peu des ambitions initiales, et que le gouvernement n’entend pas accorder aux territoires et à leurs élus la place qu’ils méritent dans cette aventure. Le projet de loi est un acte fort de recentralisation, ou l’on voit un Etat décider – en lieu et place des collectivités – des grands projets d’infrastructure, s’arrogeant un droit exorbitant en matière d’expropriation et de préemption autour des gares, où la Société du Grand Paris s’approprie le produit des valorisations foncière sans le redistribuer aux collectivités concernées, où, finalement, la concertation n’a pas sa place.
Les élus de la majorité comme de l’opposition ont donc interpellé Christian Blanc sur sa vision de l’Essonne au sein du Grand Paris : comment le plateau de Saclay, pôle technologique au rayonnement mondial, sera-t-il intégré ? Comment se fera le financement des grands projets d’infrastructure ? L’axe de la Vallée des biotechnologies, de Villejuif à Orly, le long de la N7, sera-t-il poursuivi jusqu'à Corbeil-Evry ? Comment seront prises en compte les spécificités essonniennes ? Quels aménagements viendront compléter la rocade automatique, qui semble être la seule préoccupation du gouvernement, pour permettre un développement local plus harmonieux ? Pendant près de deux heures et demie, les questions ont fusé. Des questions précises, ciblées, mettant au jour les contradictions de l’avant projet de loi.
S’il n’a pas répondu à l’ensemble des questions, M. Blanc a porté son projet, et sa vision du futur Grand Paris. Il a rendu hommage à l’action du Département dans le processus d’élaboration du projet de loi, et a insisté, dès l’introduction, sur le fait que les départements de la grande couronne, et principalement l’Essonne, faisaient pleinement partie du projet. Pour lui, le Grand Paris ne peut se faire sans notre département.
Mais ce que je retiens surtout de cette audition, c’est cette information d’ampleur, obtenue après une matinée de débat : M. Blanc s’est déclaré favorable au prolongement du futur tramway Villejuif- Athis (puis Juvisy) jusqu’à la capitale médicale de l’Essonne : Genopole à Evry. Il a en effet estimé que, pour exploiter au maximum le potentiel de ce secteur à la pointe de la recherche, il faut qu’il soit relié aux autres sites de la «vallée des biotechnologies » : Villejuif, Orly, les hôpitaux du sud de Paris… Il a donc rebondi sur la volonté des élus des communes qui bordent la N7, de Corbeil-Essonnes à Athis-Monsl concernant le prolongement du tramway jusqu’à Evry-Corbeil. « Je vous accompagnerai dans cette volonté » a-t-il indiqué.
Cet engagement est une avancée de taille pour notre département. C’est la reconnaissance du rayonnement technologique et économique de l’Essonne, et la garantie que notre département ne restera pas aux marges de la région capitale. Je m’en réjouis.
Il nous faudra bien sûr rester vigilants lors du débat parlementaire, et veiller à ce que cet engagement ne reste pas lettre morte. Mais cette audition a prouvé que les élus locaux peuvent être entendus, et qu’il est indispensable de continuer à porter nos revendications haut et fort.
Je vous invite par ailleurs à aller visionner la vidéo de l’audition, disponible en ligne à l’adresse suivante :
http://stream.alibitivi.com/popup/clients/cg91/dates/2809...
Ainsi que le communiqué de presse de Michel Berson, Président du Conseil Général de l’Essonne, au sujet du Grand Paris :
http://www.essonne.fr/uploads/tx_pressrelease/09_28_audit...
18:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand paris, evry, essonne, christian blanc, rocade automatique, conseil général
09.09.2009
TENDONS LA MAIN, PAS L'AUTRE JOUE!
La multiplication des déclarations contradictoires de dirigeants socialistes à propos de l'initiative de F. Bayrou d'ouverture d'un dialogue pour l'alternance, montre notre difficulté persistante à maîtriser notre stratégie politique et à être à l'initiative sur le rassemblement nécessaire.
Que quelqu'un qui vient de se prendre un énorme "rateau" aux européennes puisse se refaire uyne santé médiatique en divisant les socialistes est pour le moins désolant.
Le chantier lancé de la rénovation ne tiendra pas longtemps sur ses bases si nous sommes en permanence à hue (sans jeu de mot...) et à dia sur chacun des grands sujets.
Quelle devrait être notre boussole et comment l'aimanter?
Soyons d'abord réalistes et lucides.
Tout montre que malgré nos grandes difficultés actuelles, personne, nulle part, ne peut prétendre battre la droite en s'essuyant les pieds sur le paillasson socialiste. Commençons donc d'abord par affirmer qu'en 2010, 2011 et 2012, c'est la force, l'ouverture et la capacité de rassemblement des socialistes qui entrainera et qui permettra de l'emporter.
Soyons ensuite au clair sur la stratégie des forces qui veulent le changement.
Je passe sur l'extrême gauche. Elle ne veut pas du changement à gauche par le réformisme.
Le Parti de gauche de Mélenchon? Il fait pression sur le PC pour l'empêcher de reconduire sa participation à des majorités régionales, dans la perspective de 2012.
Les Verts et le rassemblement écologiste entendent profiter au maximum de la dynamique des européennes pour gagner des forces aux régionales. C'est respectable tant que çà ne casse pas le rassemblement victorieux au deuxième tour. Comme est respectable leur volonté de nous supplanter dans le leadership de la refondation de la gauche. Mais autant le savoir et savoir répondre! Une confrontation démocratique est engagée pour savoir qui peut le mieux porter le renouvellement écologique d'un projet social et démocratique et pour battre Sarkozy en 2012. Assumonns là, par des idées neuves et par des primaires.
Quant au MODEM, on peut toujours faire semblant de s'ébaudir de l'audace historique de F. Bayrou, de son franchissement du rubicond, on n'est pas pour autant obligés d'être niais!!
Sa seule raison d'être, à lui et au MODEM, c'est sa présence à l'élection présidentielle et cette fois au second tour. Le seul obstacle sur sa route, c'est une candidature portée par les socialistes et le maximum de forces issue des primaires. Sa seule chance c'est notre explosion avant 2011.
La question n'est donc pas de savoir s'il faut ou non dialoguer avec lui, s'il faut y mettre , ou 21 conditions, mais qu'il mesure que sa tentative de substituer le MODEM au PS pour 2012 n'a aucune chance d'aboutir. En tout cas pas grâce à nous...
Est ce à dire que rien n'est possible? Pas du tout. Et les régionales sont un excellent rendez vous pour que chacun prenne ses responsabilités, y compris dès le 1er tour.
Les présidences régionales sortantes sont presque toutes socialistes. Il leur revient d'organiser publiquement le dialogue avec toutes les forces qui peuvent s'entendre et gouverner sur des plate-formes claires, populaires.
Cela exige des choix à faire, dans de nombreux domaines.
Tendons la main, dans la clarté et dans l'honnêteté des engagements.
Mais lorsqu'on sait qu'il y a une volonté de prendre les socialistes en tenaille en profitant de l'affaiblissement de leur outil qu'est le PS, tendre la main ne nécessite pas de tendre en même temps l'autre joue...
21:03 Publié dans Débat socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.09.2009
RETOUR A L'ECOLE
Les 2 et 3 septembre ont été l’occasion pour moi d’aller saluer et encourager les équipes pédagogiques et les élèves qui faisaient leur rentrée. L’occasion aussi de s’assurer que toutes les conditions étaient réunies pour que la réussite scolaire et l’épanouissement personnel de nos enfants soient au rendez-vous.
Je me suis rendu, en compagnie de Manuel Valls, au collège Paul Eluard, où les travaux de réhabilitation financés par le Conseil Général ont permis d’améliorer les conditions d’accueil et d’enseignement. C’est donc dans un établissement entièrement rénové que les 6eme ont fait leur rentrée ce mardi, devant des parents présents en nombre, sur le visage desquels se lisait une appréhension presque aussi grande que celle de leurs enfants. Notre politique éducative dans les quartiers semble avoir porté ses fruits, puisque le principal du collège a rappelé que le taux de réussite au brevet des collèges pour l’année 2008-2009 avait atteint 85%. C’est un message porteur d’espoir, qui nous encourage à poursuivre dans la voie qui est la nôtre depuis toujours : il faut continuer à investir massivement dans l’éducation, et encore plus particulièrement dans les quartier ou la réussite à l’école ne va pas forcément de soi.
Notre visite s’est poursuivie par le collège des Pyramides, qui a lui aussi bénéficié de travaux de réhabilitation. Nous y avons rencontré une équipe pédagogique jeune, dynamique et engagée, enlevée par une principale et un principal adjoint nouvellement arrivés, qui ont adressé aux élèves de troisième les recommandations d’usage pour mener à bien une année décisive, clé de l’orientation et porte ouverte sur le lycée. Si l’équipement est un outil indispensable et une chance supplémentaire de réussite, il ne faut pas oublier que le travail des professeurs et du personnel des établissements scolaires est la clé de voûte de notre système éducatif. Cette rentrée a été l’occasion pour le gouvernement de poursuivre sa politique de réduction du personnel enseignant, en annonçant le non renouvellement de 13500 postes. Cette logique de rentabilité est dangereuse, et met en péril les chances de réussite de nos enfants. C’est pourquoi nous resterons vigilants, tout au long de l’année, à ce que le personnel des écoles, des collèges et des lycées du département soit suffisant, et que toutes les chances soit mises du côté des élèves.
Mercredi ce fut au tour des collèges Rosa Luxembourg de Lisses et Charles Péguy de Bondoufle, qui ont aussi bénéficié du soutien du Conseil Général pour des travaux de rénovation. Il s’agissait là en encore d’améliorer le cadre de vie des collégiens, en leur permettant de manger dans un réfectoire entièrement neuf, à l’image de celui de Charles Péguy, moderne, confortable et coloré. Car comme chacun sait, bien se nourrir est primordial pour de jeunes adolescents ! A ce sujet, j’ai déjeuné en compagnie de Manuel Valls et d’autres élus à la cantine de l’école Jacques Conté à Evry, qui proposera tout au long de cette année des repas bios à ses élèves, pour une alimentation équilibrée, saine, et équitable.
A tous ceux qui ont retrouvé les bancs de l’école cette semaine je souhaite une excellente année, marquée par la réussite, l’intérêt, l’éveil et la curiosité !



