05.11.2009

Aux côtés des entreprises essonniennes

P1010571.JPGJe me suis rendu à Lisses, jeudi 29 octobre, au siège de l’entreprise Amplitude Technologie, membre du réseau de PME OpticsValley, pour y rencontrer le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’espace rural, Michel Mercier.

 

L’objectif de cette visite était de lancer un appel à projet national à l’initiative du ministère, qui vise à encourager le développement de « grappes d’entreprises », à savoir le regroupement de PME fortement territorialisées au sein de réseaux, afin de leur permettre de travailler avec les grands groupes présents dans les pôles de compétitivité.

 

Les travaux d’OpticsValley, association essonnienne regroupant les entreprises du secteur de l’optique, ont été récompensés, puisqu’elle est devenue, jeudi dernier, la première grappe d’entreprise en France, et le ministère de l’aménagement du territoire l’a prise en exemple dans sa campagne en faveur du dispositif. Elle devrait donc être la première d’une longue série à bénéficier d’une partie des 20 millions d’euros que le ministère a décidé d’engager sur deux ans afin de promouvoir les synergies entre entreprises innovantes.

 

Cette visite fut l’occasion pour moi, ainsi que pour Thierry Mandon et David Ros, élus du Conseil Général de l’Essonne, de souligner le dynamisme exceptionnel des entreprises technologiques de notre département, et de saluer le travail accompli par l’association OpticsValley, qui permet à de petites entreprises de se développer et de grossir afin de devenir de véritables entreprises de taille moyenne. 

 

Car je suis convaincu que l’Essonne doit confirmer son rôle de pôle d’excellence en matière de recherche et développement. Pour cela, il faut favoriser la densification du tissu économique local en continuant à accueillir et à aider les petites entreprises, qui créent des emplois, et contribuent à faire de notre département un territoire recherché pour ses compétences.

 

 

23.10.2009

La Clé de la réussite

P1019546.JPGDepuis le début de la semaine, je vais à la rencontre des classes de 6ème de mon canton (Paul Eluard et Galilée à Evry, Rosa Luxemburg à Lisses, Charles Péguy a Bondoufle) pour leur distribuer les clés USB que le Conseil Général met à leur disposition pour les accompagner tout au long de leur scolarité.

 

Ce dispositif fait partie du plan d’action pour le collège numérique, qui était l’un des engagements prioritaires de notre programme électoral. Ces clés USB, d’une capacité de 2Go, seront distribuées chaque année à tous les élèves de 6ème du département. Elles contiennent la suite bureautique Open Office, pour leur permettre de se familiariser avec les outils de traitement de texte, mais aussi un grand nombre de ressources documentaires, comme par exemple un ensemble d’informations sur le département, les institutions nationales et européennes, ou encore sur la région Ile-de-France. Mais ce n’est pas tout : cet outil leur permettra également de stocker des documents – leurs devoirs ou des fichiers de présentation – et contient aussi un espace détente, avec des jeux et une radio en ligne.

 

C’est donc un véritable bureau numérique que nous mettons à leur disposition, afin d’améliorer leurs conditions d’étude, et de réduire la fracture numérique qui continue malgré tout à diviser nos élèves. Les équipes enseignantes ont déjà reçu une plaquette de présentation, et feront, j’en suis sûr, tout pour tirer parti de cet outil. Ils pourront ainsi l’utiliser comme support pédagogique en cours, mais aussi comme relais entre la salle de classe et la maison.

 

Ces visites ont été pour moi l’occasion d’aller à la rencontre des nouveaux collégiens et de leurs professeurs, de leur prodiguer quelques conseils sur l’utilisation de la clé USB, mais surtout de constater qu’un nombre croissant d’entre eux dispose désormais d’un ordinateur à la maison.

Plus encore, cela m’a permis de faire le point sur l’état d’avancement de l’équipement des collèges en matériel informatique, et notamment en tableaux numériques, qui permettent désormais aux professeurs une présentation dynamique et pédagogique de leurs leçons.

 

Nous devons poursuivre dans la voie qui est la nôtre depuis toujours : il faut continuer à investir massivement dans l’éducation, et encore plus particulièrement dans les quartier ou la réussite à l’école ne va pas forcément de soi. L’initiative « collèges numériques » va dans ce sens, en offrant des outils modernes, performants et ludiques à des jeunes pour qui l’école doit désormais rimer avec plaisir d’apprendre.

 

 

29.09.2009

GRAND PARI(S), Un défi pour la gauche

Dans la matinée de lundi 28 septembre, le Conseil Général a auditionné, en séance publique, le Secrétaire d’Etat chargé du Grand Paris Christian Blanc.

 

A l’heure ou le gouvernement prépare, dans un flou peu artistique, un paquet de réformes visant directement les collectivités locales (refonte de la fiscalité locale, réforme territoriale, Grand Paris), cette visite a été l’occasion pour les élus du Département d’interroger M. Blanc sur les contours de l’avant projet de loi sur le Grand Paris, et de lui faire part de leurs inquiétudes.

 

Et elles sont nombreuses.

 

Lorsque le Président de la République a exprimé le souhait de voir s’ouvrir un chantier d’ampleur visant à créer un Grand Paris, structuré autour d’une nouvelle rocade de métro automatique reliant les différentes couronnes, les collectivités se sont réjouies, voyant là l’aboutissement de plusieurs années de réflexion, d’espoir, d’échanges. Le Grand Paris devait être une opportunité formidable pour nos territoires, garantissant à tous les Franciliens une circulation plus fluide et intégrée, une plus grande solidarité, un développement urbain plus harmonieux bref, une meilleure qualité de vie et de service public. Pendant deux ans, les collectivités se sont faites force de proposition, au niveau départemental, mais aussi régional, et même communal.

 

Force est de constater, au vu de l’avant projet de loi qui a été présenté, qu’il reste peu des ambitions initiales, et que le gouvernement n’entend pas accorder aux territoires et à leurs élus la place qu’ils méritent dans cette aventure. Le projet de loi est un acte fort de recentralisation, ou l’on voit un Etat décider – en lieu et place des collectivités – des grands projets d’infrastructure, s’arrogeant un droit exorbitant en matière d’expropriation et de préemption autour des gares, où la Société du Grand Paris s’approprie le produit des valorisations foncière sans le redistribuer aux collectivités concernées, où, finalement, la concertation n’a pas sa place.

 

Les élus de la majorité comme de l’opposition ont donc interpellé Christian Blanc sur sa vision de l’Essonne au sein du Grand Paris : comment le plateau de Saclay, pôle technologique au rayonnement mondial, sera-t-il intégré ? Comment se fera le financement des grands projets d’infrastructure ? L’axe de la Vallée des biotechnologies, de Villejuif à Orly, le long de la N7, sera-t-il poursuivi jusqu'à Corbeil-Evry ? Comment seront prises en compte les spécificités essonniennes ? Quels aménagements viendront compléter la rocade automatique, qui semble être la seule préoccupation du gouvernement, pour permettre un développement local plus harmonieux ? Pendant près de deux heures et demie, les questions ont fusé. Des questions précises, ciblées, mettant au jour les contradictions de l’avant projet de loi.

 

S’il n’a pas répondu à l’ensemble des questions, M. Blanc a porté son projet, et sa vision du futur Grand Paris. Il a rendu hommage à l’action du Département dans le processus d’élaboration du projet de loi, et a insisté, dès l’introduction, sur le fait que les départements de la grande couronne, et principalement l’Essonne, faisaient pleinement partie du projet. Pour lui, le Grand Paris ne peut se faire sans notre département.

 

Mais ce que je retiens surtout de cette audition, c’est cette information d’ampleur, obtenue après une matinée de débat : M. Blanc s’est déclaré favorable au prolongement du futur tramway Villejuif- Athis (puis Juvisy) jusqu’à la capitale médicale de l’Essonne : Genopole à Evry. Il a en effet estimé que, pour exploiter au maximum le potentiel de ce secteur à la pointe de la recherche, il faut qu’il soit relié aux autres sites de la «vallée des biotechnologies » : Villejuif, Orly, les hôpitaux du sud de Paris… Il a donc rebondi sur la volonté des élus des communes qui bordent la N7, de Corbeil-Essonnes à Athis-Monsl concernant le prolongement du tramway jusqu’à Evry-Corbeil. « Je vous accompagnerai dans cette volonté » a-t-il indiqué.

 

Cet engagement est une avancée de taille pour notre département. C’est la reconnaissance du rayonnement technologique et économique de l’Essonne, et la garantie que notre département ne restera pas aux marges de la région capitale. Je m’en réjouis.

 

Il nous faudra bien sûr rester vigilants lors du débat parlementaire, et veiller à ce que cet engagement ne reste pas lettre morte. Mais cette audition a prouvé que les élus locaux peuvent être entendus, et qu’il est indispensable de continuer à porter nos revendications haut et fort.

 

Je vous invite par ailleurs à aller visionner la vidéo de l’audition, disponible en ligne à l’adresse suivante :

http://stream.alibitivi.com/popup/clients/cg91/dates/2809...

 

Ainsi que le communiqué de presse de Michel Berson, Président du Conseil Général de l’Essonne, au sujet du Grand Paris :

http://www.essonne.fr/uploads/tx_pressrelease/09_28_audit...

09.09.2009

TENDONS LA MAIN, PAS L'AUTRE JOUE!

La multiplication des déclarations contradictoires de dirigeants socialistes à propos de l'initiative de F. Bayrou d'ouverture d'un dialogue pour l'alternance, montre notre difficulté persistante à maîtriser notre stratégie politique et à être à l'initiative sur le rassemblement nécessaire.

Que quelqu'un qui vient de se prendre un énorme "rateau" aux européennes puisse se refaire uyne santé médiatique en divisant les socialistes est pour le moins désolant.

Le chantier lancé de la rénovation ne tiendra pas longtemps sur ses bases si nous sommes en permanence à hue (sans jeu de mot...) et à dia sur chacun des grands sujets.

Quelle devrait être notre boussole et comment l'aimanter?

Soyons d'abord réalistes et lucides.

Tout montre que malgré nos grandes difficultés actuelles, personne, nulle part, ne peut prétendre battre la droite en s'essuyant les pieds sur le paillasson socialiste. Commençons donc d'abord par affirmer qu'en 2010, 2011 et 2012, c'est la force, l'ouverture et la capacité de rassemblement des socialistes qui entrainera et qui permettra de l'emporter.

Soyons ensuite au clair sur la stratégie des forces qui veulent le changement.

Je passe sur l'extrême gauche. Elle ne veut pas du changement à gauche par le réformisme.

Le Parti de gauche de Mélenchon? Il fait pression sur le PC pour l'empêcher de reconduire sa participation à des majorités régionales, dans la perspective de 2012.

Les Verts et le rassemblement écologiste entendent profiter au maximum de la dynamique des européennes pour gagner des forces aux régionales. C'est respectable tant que çà ne casse pas le rassemblement victorieux au deuxième tour. Comme est respectable leur volonté de nous supplanter dans le leadership de la refondation de la gauche. Mais autant le savoir et savoir répondre! Une confrontation démocratique est engagée pour savoir qui peut le mieux porter le renouvellement écologique d'un projet social et démocratique et pour battre Sarkozy en 2012. Assumonns là, par des idées neuves et par des primaires.

Quant au MODEM, on peut toujours faire semblant de s'ébaudir de l'audace historique de F. Bayrou, de son franchissement du rubicond, on n'est pas pour autant obligés d'être niais!!

Sa seule raison d'être, à lui et au MODEM, c'est sa présence à l'élection présidentielle et cette fois au second tour. Le seul obstacle sur sa route, c'est une candidature portée par les socialistes et le maximum de forces issue des primaires. Sa seule chance c'est notre explosion avant 2011.

La question n'est donc pas de savoir s'il faut ou non dialoguer avec lui, s'il faut y mettre ,  ou 21 conditions, mais qu'il mesure que sa tentative de substituer le MODEM au PS pour 2012 n'a aucune chance d'aboutir. En tout cas pas grâce à nous...

Est ce à dire que rien n'est possible? Pas du tout. Et les régionales sont un excellent rendez vous pour que chacun prenne ses responsabilités, y compris dès le 1er tour.

Les présidences régionales sortantes sont presque toutes socialistes. Il leur revient d'organiser publiquement le dialogue avec toutes les forces qui peuvent s'entendre et gouverner sur des plate-formes claires, populaires.

Cela exige des choix à faire, dans de nombreux domaines.

Tendons la main, dans la clarté et dans l'honnêteté des engagements.

Mais lorsqu'on sait qu'il y a une volonté de prendre les socialistes en tenaille en profitant de l'affaiblissement de leur outil qu'est le PS, tendre la main ne nécessite pas  de tendre en même temps l'autre joue...

04.09.2009

RETOUR A L'ECOLE

Les 2 et 3 septembre ont été l’occasion pour moi d’aller saluer et encourager les équipes pédagogiques et les élèves qui faisaient leur rentrée. L’occasion aussi de s’assurer que toutes les conditions étaient réunies pour que la réussite scolaire et l’épanouissement personnel de nos enfants soient au rendez-vous.

Je me suis rendu, en compagnie de Manuel Valls, au collège Paul Eluard, où les travaux de réhabilitation financés par le Conseil Général ont permis d’améliorer les conditions d’accueil et d’enseignement. C’est donc dans un établissement entièrement rénové que les 6eme ont fait leur rentrée ce mardi, devant des parents présents en nombre, sur le visage desquels se lisait une appréhension presque aussi grande que celle de leurs enfants. Notre politique éducative dans les quartiers semble avoir porté ses fruits, puisque le principal du collège a rappelé que le taux de réussite au brevet des collèges pour l’année 2008-2009 avait atteint 85%. C’est un message porteur d’espoir, qui nous encourage à poursuivre dans la voie qui est la nôtre depuis toujours : il faut continuer à investir massivement dans l’éducation, et encore plus particulièrement dans les quartier ou la réussite à l’école ne va pas forcément de soi.

Notre visite s’est poursuivie par le collège des Pyramides, qui a lui aussi bénéficié de travaux de réhabilitation. Nous y avons rencontré une équipe pédagogique jeune, dynamique et engagée, enlevée par une principale et un principal adjoint nouvellement arrivés, qui ont adressé aux élèves de troisième les recommandations d’usage pour mener à bien une année décisive, clé de l’orientation et porte ouverte sur le lycée. Si l’équipement est un outil indispensable et une chance supplémentaire de réussite, il ne faut pas oublier que le travail des professeurs et du personnel des établissements scolaires est la clé de voûte de notre système éducatif. Cette rentrée a été l’occasion pour le gouvernement de poursuivre sa politique de réduction du personnel enseignant, en annonçant le non renouvellement de 13500 postes. Cette logique de rentabilité est dangereuse, et met en péril les chances de réussite de nos enfants. C’est pourquoi nous resterons vigilants, tout au long de l’année, à ce que le personnel des écoles, des collèges et des lycées du département soit suffisant, et que toutes les chances soit mises du côté des élèves.

Mercredi ce fut au tour des collèges Rosa Luxembourg de Lisses et Charles Péguy de Bondoufle, qui ont aussi bénéficié du soutien du Conseil Général pour des travaux de rénovation. Il s’agissait là en encore d’améliorer le cadre de vie des collégiens, en leur permettant de manger dans un réfectoire entièrement neuf, à l’image de celui de Charles Péguy, moderne, confortable et coloré. Car comme chacun sait, bien se nourrir est primordial pour de jeunes adolescents ! A ce sujet, j’ai déjeuné en compagnie de Manuel Valls et d’autres élus à la cantine de l’école Jacques Conté à Evry, qui proposera tout au long de cette année des repas bios à ses élèves, pour une alimentation équilibrée, saine, et équitable.

A tous ceux qui ont retrouvé les bancs de l’école cette semaine je souhaite une excellente année, marquée par la réussite, l’intérêt, l’éveil et la curiosité !

 

03.09.2009

LE GOUVERNEMENT EST EN TRAIN DE TUER LA CONTRIBUTION CLIMAT ENERGIE!

climat_chine.jpgJe ne voudrais pas ramener "ma science" sur un sujet que je ne maîtrise guère plus que le commun des mortels - le changement climatique - mais quelque chose me frappe dans le débat très franco-français qui est engagé sur la contribution climat énergie et qui est encore peu souligné: la dimension internationale de la décision que la France s'apprête à prendre. Si tant est que la manière dont elle est préparée aboutit à quelque chose d'autre que la création d'une nouvelle taxe injuste socialement et inefficace écologiquement.

J'ai lu dans "les Echos" du 2 sptembre un article très intéressant de Serge Orru, directeur général du WWWFrance. Il explique très clairement ce qu'est originellement la CCE. Il s'agit, par un "signal prix" d'aider le consommateur et le producteur à réorienter ses activités économiques et de consommation vers des produits et des services moins polluants en le forçant à faire ce qu'il ne fera pas spontanément. A cet égard, cette stratégie n'est pas une inconnue pour tous ceux qui croient en la nécessité de réguler et de moraliser le marché. Cela fait longtemps que dans le domaine des déchets les coûts de traitement appliqués aux particuliers et aux entreprises incitent à la collecte sélective et à la réduction à la source. Le principe est le même s'agissant de la lutte contre le réchauffement climatique mais il est beaucoup plus complexe à mettre en oeuvre et de portée bien plus grande. C'est en tout cas cela qui différencie la CCE d'une taxe supplémentaire.¨

Par ailleurs Serge Orru insiste bien sur l'usage que l'on doit en faire. Il est double: ne pas alourdir les charges des familles populaires et des classes moyennes ET affecter le produit de la contribution aux investissements massifs dans des alternatives énergétiques, dans les transports collectifs, dans l'habitat, etc... "Le carbone le meilleur est celui que l'on n'a pas émis", dit il fort justement.

C'est précisément de ce point de vue que la manière par laquelle le gouvernement a procédé pour prendre sa décision est absolument insupportable et dangereuse pour la parole que la France va renvoyer au monde dans le cadre de la prochaine conférence mondiale sur le climat. Il est tout simplement en train de tuer dans l'oeuf ce qui pourrait être une contributionh majeure de notre pays, d'abord en Europe!

Dès Février 2009, le Président de la république a tordu le grenelle de l'environnement et le pacte écologique en affirmant que la "taxe carbone" allait remplacer la perte de taxe professionnelle pour les collectivités. Contresens absolu!

Et depuis, le gouvernement ne cesse de louvoyer sur la question de la compensation pour les ménages tout en assurant aux entreprises que le mouvement d'allègement de leurs charges se poursuivrait, ce qui confirme bien la tendance au transfert massif vers les ménages. La contribution sauce UMP devient alors dans l'esprit de tous une taxe punitive qui tue net l'idée de contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Et cerise sur le gâteau, il ne dit rien des programmes d'investissement que cette CCE va permettre en sus de la compensation. Pire encore, il installe une commission sur le grand emprunt national sans faire le lien avec la CCE et sans indiquer que la priorité sera effectivement de retrousser les manches sur les investissements d'avenir, écologiques et soutenables pour le devenir de la planète.

Quelle image envoyons nous à la communauté internationale? Celle d'une classe politique qui s'évertue à détourner le débat et qui sait rendre impopulaire à l'avance ce qui pourrait être le début d'une révolution économique et fiscale. J'imagine que de nombreux gouvernements européens attendent avec impatience de savoir comment le mauvais feuilleton qui est en train de se jouer va se conclure avanr de se jeter à l'eau!!

Le Parti socialiste s'honorerait à faire preuve de clarté et de courage en tenant fermement la ligne qu'il a adoptée dès juillet en se pronançant pour la CCE et en engageant le débat parlementaire qui s'annonce avec la volonté de dénoncer l'hypocrisie du gouvernement et de remettre le débat sur ses rails.

Il y va également de notre crédibilité internationale.

 

25.08.2009

TROUBLANTE RENTREE...

Aux yeux de beaucoup, la (les) rentrée(s) du (des?) Partis socialiste(s...) peut sembler déroutante. La crise est loin d'être derrière nous, le chômage des jeunes va exploser, les finances de l'Etat sont dans le rouge vif, les collectivités locales vont subir le feu roulant des "réformes" de Sarkozy avec l'objectif de les réduire et de les contraindre, les élections régionales sont dans 6 mois et la droite veut en faire un tremplin pour 2012, pendant que d'autres veulent en faire une occasion pour fragiliser encore plus le PS, le Parlement va être saisi du projet de modification du statut de la Poste pour en réduire le caractère de service public et depuis 8 jours, nous croulons sous les commentaires sur... les primaires et sur les alliances pour 2012.

Ne croyez pas que je donne dans l'ironie facile et que je mésestime l'importance du débat lancé. Je veux juste indiquer que nous ferions bien de le replacer dans son contexte, sous peine qu'il tourne vite à vide et qu'il lasse ceux qui n'en finissent pas d'attendre que nous prenions nos responsabilités.

Que signifie cette question des primaires qui serait devenue l'alpha et l'omega de la rénovation de la gauche? Deux choses simples à mon avis.

La première est incontestable: la participation de millions de citoyens à la désignation de celui ou de celle qui sera en capacité de gagner l'élection majeure de nos institutions en 2012 est une question vitale pour régénérer notre démocratie et pour créer une dynamique victorieuse.

La deuxième est déjà plus complexe et il faut appeler un chat un chat: si le congrès de Reims n'avait pas été aussi calamiteux, qu'il avait permis de trancher ce qu'un congrès du principal parti d'opposition doit trancher - une orientation, une stratégie d'alliance et un leader - nous n'aurions pas de telles poussées d'adrénaline. Je ne dis pas que les primaires ne s'imposaient plus mais elles auraient une autre dimension. Le ou la leader avait vocation à être candidat-e. Seulement voilà, Reims a été un congrès d'empêchement et nous "trainons" depuis 2002 la lancinante crise de leadership qui vient aggraver la crise d'identité et de crédibilité que nous avons payé cher aux européennes et que nous pouvons repayer aux régionales. D'où l'ambiguité du débat qu'il faudra bien lever rapidement pour rendre le processus des primaires praticable et utile. 

De quelle primaire les uns et les autres parlent-ils vraiment?

De celle qui vise à désigner un candidat unique de la gauche? Et au delà de la gauche? Why not? Mais soyons lucides. Les écologistes ont été on ne peut plus clairs. Ils veulent profiter des régionales pour nous disputer le leadership à gauche. Bayrou a prévenu: il sera candidat quoi qu'il arrive en 2012 et franchement ce n'est pas un scoop, le Modem n'est là que pour cela. Robert Hue est sympathique mais très minoritaire au PC. Mélenchon n'a pas fondé le PG pour ne pas concourir en 2012. Bref il y aurait du boulot pour convaincre... Et last but not least, une possibilité que la personnalité choisie soit autre que socialiste. Laurent Fabius parlait de transformation politique profonde. pour le coup cela en serait une, majeure!

Alors, une primaire pour la candidature socialiste? Et l'on en revient à cette fameuse crise de leadership que nous subissons depuis 2002. Faute de pouvoir trancher, nous externalisons la question. Comme dirait quelqu'un, c'est peut être inévitable. Je lisais dans le Figaro de ce matin que les italiens en sont à leur troisième primaire en...4 ans.

Quelle que soit la manière dont le débat va se trancher, je préconise que nous le menions avec 2 balises fortes.

Première balise: il ne peut pas y avoir de primaire gagnante pour 2012 qui s'organise sur la base de la décomposition accélérée du Parti socialiste. Au contraire, elle doit servir à REPOLARISER la gauche autour d'un PS profondément renouvelé dans ses idées et ses méthodes démocratiques totalement ouvert à la société.

Deuxième balise: la pire des choses serait que ce débat aboutisse à faire l'impasse sur les élections régionales. Elles vont être rudes, en particulier sur la question du rassemblement face à la droite. Je sais que ce n'est pas dans l'esprit de ses farouches partisans. Mais nous connaissons notre propension à conduire des débats en croyant qu'ils organisent toute la vie politique...

Au fond, la clé de tout cela est la suivante. Contrairement à la droite, notre difficulté à choisir un leader pèse de plus en plus sur notre capacité à fédérer nos partenaires qui n'accordent plus crédit aux projets de gouvernement que nous proposons et à force d'être un parti de gouvernement qui ne gouverne pas, nous pourrions devenir rapidement une force de moins en moins centrale à gauche. La question des primaires recèle en vérité celle de notre capacité à opérer les mutations indispensables pour nous adapter à la réalité nouvelle de nos institutions depuis le quinquennat et l'inversion du calendrier présidentielle/législative.

 

 

20.07.2009

BHL: MERCI!

Bernard Henri-Lévy, un seul mot: merci.

Merci, par votre intervention fracassante dans Le journal du Dimanche appelant "à en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade" qu'est le Parti socialiste, d'avoir montré que ce qui se joue aujourd'hui, pour lui et pour toute la gauche, ne relève pas  de jeux internes qui pourraient se régler par des injonctions à rentrer dans le rang ou à se "casser" ( quelle illusion!), mais d'une volonté d'opérer un tournant historique dans la recomposition du paysage politique.

Quelle que soit la violence du propos, je pars du principe qu'il est d'autant plus violent qu'il est sincère. Et votre éthique de la liberté, votre engagement plaident pour prendre l'affaire au sérieux.

Ainsi, vous considérez, comme Maurice Clavel hier, que "pour vaincre la droite, il faut d'abord briser la gauche" et, en l'espèce d'abord le Parti socialiste qui en est sa colonne vertébrale (au moins pour ceux qui considèrent qu'il n'y a de gauche que par la volonté de changer la vie et donc de gouverner). Première remarque alors: toute comparaison avec la situation de PC des années 80 est fausse. A 2 titres au moins. Dans les années 80, le PC n'avait pas la volonté de faire gagner la gauche et il n'est entré au gouvernement qu'à la suite de son premier déclin électoral à la présidentielle. D'autre part, les volontés refondatrices qui sont nées du score catastrophique du PC aux européennes de 84 se sont heurtées à la culture du PC de l'époque matricée par le centralisme démocratique. Quoi qu'il en soit de l'état de la démocratie interne au PS, comparaison n'est pas raison.

Mais surtout, votre long réquisitoire angoissé sur l'incapacité du PS à représenter une espérance et à incarner un avenir ne nous en dit pas beaucoup plus sur la substitution qu'il faudrait lui opérer , de même ampleur qu'au moment du congrès d'Epinay en Juin 1971. Car il est faux de dire qu'Epinay n'a fait que consacrer la déliquescence de la vieille SFIO. Epinay a d'abord été le choix difficile, étroit (51% des suffrages pour la motion Mitterrand/Mauroy/Chevènement/Deferre), d'une stratégie de conquête disputant le leadership de la gauche au PC. Or, c'est bien la question qui est posée aujourd'hui et à cet égard vous n'avez pas tort: qu'incarnons-nous de neuf dans ce 21ème siècle qui s'ouvre par une crise historique, de civilisation, du capitalisme mondialisé et comment pouvons-nous polariser le camp du changement au moment où Nicolas Sarkozy excelle dans la triangulation et arrive à camoufler la nature réelle de son projet politique?

Vous dites que "ce qui tue le PS, ce n'est pas l'excès mais le défaut de guerre intestine". Si vous voulez dire par là qu'il aurait mieux valu faire, à Reims, un vrai congrès de Metz (1979, l'affrontement Mitterrand/Rocard) qu'un congrès indigne, je vous rejoins volontiers. Vous parlez "d'énergie à s'autodétruire", d'autres de gâchis. N'est ce pas là, en effet, une bonne partie du problème et au moins un bout de la solution?

Retrouver le goût, l'envie, l'empathie d'une confrontation vraie, à livres ouverts sur le chemin à prendre d'ici 2012, n'est ce pas ce qui s'impose? Et l'on verra bien ce qui devra être dépassé ou ce qui devra disparaître. En politique, il ne suffit pas de décréter la mort d'un idéal. Jaurès l'a très bien su lui aussi...

Car considérer que "renouer avec l'essentiel c'est penser trois grands refus: l'antifascisme, l'anticolonialisme, l'antitotalitarisme" est sans doute encore de grande actualité mais, à mes yeux, insuffisamment opératoire pour donner un nouveau contenu au socialisme moderne. Sauf à considérer que le socialisme lui-même est trop "daté"...

Mais alors, nommons les choses et confrontons les, tranchons les par des votes, y compris par des systèmes de primaires ouvertes qui ne se limiteraient pas à choisir un candidat présidentiable mais qui feraient débattre de l'orientation à donner au combat politique.

Le problème du PS n'est pas seulement qu'il est rongé par un individualisme dévastateur mais qu'il a peur de trancher collectivement et de manière ouverte dans un dialogue avec toute la société. Vous parlez de l'Europe "où d'aucuns ont renoué avec la chauvinisme de Jules Guesde". Pas faux. Mais justement, lorsque Mitterrand a été confronté à la question du choix européen du PS au milieu des années 70, il a mis son mandat de 1er secrétaire en jeu. Le choix a été fait. Les oppositions se sont exprimées et chacun est resté. Au nom de quoi la richesse de nos talents individuels, la force que nous représentons aujourd'hui dans les territoires, devraient immanquablement se traduire en gâchis d'idées, de personnalités, plutôt qu'en force d'un nouveau projet collectif? Reims a été un drame mais je ne suis pas convaincu qu'il ait marqué la fin de l'histoire. Celle d'un cycle ouvert par la défaite de 2002 et l'impossibilité à choisir un nouveau leadership, oui. Celle de l'adaptation su socialisme aux réalités contemporaines, je n'en suis pas du tout convaincu. Et comme le socialisme n'est pas d'abord d'essence nationale, sortons de notre nombrilisme et regardons comment il vit contradictoirement en Europe. Ici encore fringant, là décomposé. Et il n'est pas en plus grande forme là où il est apparu comme le plus moderne dans les années 90 outre-manche.

J'ai bien conscience que mon billet (modestement diffusé) ne fait sans doute pas beaucoup plus avancer que votre voyage au bout de l'enfer (largement médiatisé).

Je souhaitais juste attirer votre attention et celle de quelques autres sur le fait que la morbidité en politique n'est pas forcément productive. Mais si votre cri permet aux socialistes de réagir, alors, une nouvelle fois: Merci.

02.06.2009

JEUNESSE NE VIENT PAS AU MONDE. ELLE EST DE CELUI CI.

Samedi 30 Mai, j'ai inauguré les travaux de réhabilitation du collège Paul Eluard, avec Manuel Valls et les personnels et parents de l'établissement. J'ai saisi cette occasion pour dire les quelques mots suivants:

 

"Les travaux que nous inaugurons ensemble attestenty que la politique du Département est de garantir à tous le meilleur cadre de vie et de travail aux élèves et aux personnels de nos établissements. Paul Eluard était loin d'être vétuste mais Paul Eluard avait besoin d'améliorations. Les travaux réalisés ont consisté notamment en:

  • la construction d'un préau,
  • la restructuration et l'extension de la restauration scolaire,
  • le réaménagement du hall et de l'entrée du collège,
  • la création d'une salle audiovisuelle et d'une salle multi-médias,
  • et d'autres travaux de modernisation et de sécurité.

L'esffort financier du Conseil général a été important avec un financement de 5,3 Millions d'Euros, soit le tiers du prix d'un collège neuf.

Dans le contexte financier difficile que nous traversons, nous aurions pu différer cet investissement. Nous ne l'avons pas fait parce que nous estimons de notre devoir d'investir massivement dans l'éducation de notre jeunesse. Aujourd'hui il s'agit de bâtiments mais il faudrait également citer les moyens massifs que nous mettons dans les équipements pédagogiques de nos collèges ou dans l'aide sociale aux collégiens. Ici, à Paul Eluard, 95% des demi-pensionnaires bénéficient  d'aides financières, totales ou partielles.

Et nous le faisons précisément en priorité là où les moyens d'enseignement sont particulièrement indispensables pour la réussite des jeunes. Aux Pyramides, à Montesquieu, au Village, à Galilée, à Paul Eluard, ce sont pour les élèves des quartiers où la réussite à l'école ne va pas forcément de soi que nous mettons le paquet. Et d'ailleurs nous anticipons sur l'avenir. Eluard fait partie des collèges où les capacités d'accueil sont supérieures au nombre d'inscrits. Cela ne nous a pas empêché d'investir.

La restructuration de Paul Eluard crée également les conditions pour réfléchir ensemble à une nouvelle sectorisation des collèges d'Evry et de Courcouronnes pour un meilleur équilibre entre les établissements et pour une plus grande diversité scolaire et sociale. La concertation permettra la mise en place d'une nouvelle carte scolaire pour la rentrée 2010.

Permettez moi de conclure mon  propos en m'adressant plus particulièrement aux personnels du Collège.

A son Principal, Monsieur Gousset et à ses prédécesseurs, Monsieur Molas et Madame Leclerc. Aux enseignants et auxpersonnels administratifs, techniques et de service.

Je sais le travail extraordinaire que vous accomplissez et le dévouement dont vous faites preuve et dont témoignent les résultats scolaires. Vous affrontez chaque jour des situations difficiles. Je me souviens particulièrement de moments dramatiques auxquels vous avez dû faire face. Je me souviens aussi du découragement qui aurait pu vous saisir lorsqu'en plein travaux, le collège a été l'objet d'un acte scandaleux de vandalisme.

Nous avons réagi. Ensemble. Je n'ai pas hésité, après votre accord, à demander l'installation de moyens supplémentaires de sécurité avec la vidésurveillance. Mais j'ai surtout, grâce à vouès, acquis la conviction que la tranquillité d'un établissement, la garantie pour les élèves et leurs parents que la vie est normale dans collège, c'est à dire animée, joyeuse et studieuse, que le fait d'aller au collège est un plaisir et non une angoisse, tout cela tient avant tout à l'engagement humain, personnel et collectif de la communauté éducative dont les moyens doivent être augementés dans des établissements comme le vôtre. Je me souviens du temps où les "pions" étaient nombreux. Ils n'avaient pas besoin d'uniformes ou d'instruments de fouille et de détection. Au lieu de les avoir supprimés, d'avoir stoppé le dispositif des emplois jeunes, ne devrait-on pas rétablir des postes éducatifs, d'animation, de prévention?

Je ne suis pas aveugle. Ni angélique. La violence de la société et donc de l'école est aujourd'hui plus forte que du temps où je faisais partie de l'éducation nationale. C'est pourquoià Evry, nous agissons popur que des liens étroits s'établissent entre l'éducation et les services publics de prévention et de police nationale et municipale. Mais toujours dans une conception républicaine et positive de la sécurité. Pas pour attiser les tensions et les peurs.

Et comment ne pas sacrifier à la coutume de conclure un discours par une citation? S'agissant de Paul Eluard, on a l'embarras. L'embarras du choix...

Ecoutez celle-ci:

"Jeunesse ne vient pas au monde. Elle est constamment de celui-ci".

Ici et maintenant, à Evry, c'est pour elle que nous travaillons.

26.05.2009

ET L'ON POURRAIT ENCORE HESITER???

Pour ceux, encore beaucoup trop nombreux, qui à gauche, se demandent encore pourquoi il faudrait aller voter dimanche 7 Juin pour élire les représentants du peuple français au Parlement européen et pourquoi il vaudrait mieux voter socialiste, le nouveau coup de force orchestré par le porte parole de l'UMP, très proche de Nicolas Sarkozy, Dominique LEFEBVRE, avec l'accord du secrétaire général de l'UMP, devrait ôter toute hésitation.

Il vient de proposer un amendement à une loi qui vise tout simplement à pouvoir faire travailler les salariés pendant un congé de maladie, parental ou de maternité, via le télé-travail!

On connaissait déjà l'obsession présidentielle de généraliser le travail du dimanche. Voilà maintenant la culpabilisation du malade. Car, qui pourra résister à la sollicitation d'un employeur par les temps qui courent? Surtout qu'il bénéficiera, lui, d'exonérations de charges! Comme d'habitude...

Sur ses affiches électorales, l'UMP brandit le slogan de "l'Europe qui protège". Cela fait bien. C'est social, de gauche.

Mais à Bruxelles, Sarkozy a accepté que la durée du travail soit portée à 65 heures hebdomadaires. Et à Paris, tout est bon pour détricoter fil à fil le code du travail pour faire place nette à la dérégulation.

La droite ne protège pas; elle démolit!

Et que dit Bayrou, ce nouveau toréro béarnais? Rien.xavier%20bertrand-%20reformes-retraites.jpg

Imaginez qu'au soir du 7 Juin, elle puisse dire: "la gauche est émiettée, le PS est distancé, l'UMP est en tête". Quelle leçon Sarkozy en tirera? La réponse va de soi: il y aura plein d'amendements "Lefebvre" et on en prendra tous plein la g...

Alors aucune hésitation!

Tous aux urnes!

Le 7 Juin, un seul tour, un seul vote: le vote socialiste. C'est efficace